mardi 30 avril 2013

Histoire du muguet





Dans la nuit de Beltaine, du 30 avril au 1° mai, les Celtes offraient à l’été naissant des bouquets d’Aubépine.
Offrir du muguet au lieu d’aubépine est une tradition relativement récente.
L’histoire voudrait qu’en 1561, Louis de Girard, agent secret à la solde de Catherine de Médicis, de retour d’Italie, offrît à Charles IX un brin de muguet.
L’année suivante, le roi en distribua  à toutes les dames de la cour pour leur porter chance et fit le vœu que la tradition se perpétuât.
Il fut entendu et depuis, des villes comme Compiègne, Rambouillet ou Chaville, organisent des défilées de chars fleuris et élisent la Reine du Muguet.
Dans la seconde moitié du XX° siècle, Christian Dior, couturier parisien, crée un parfum à la senteur de muguet. Il le lance un jour de premier mai en offrant quelques brins à ses clientes.. Ces dames trouvèrent l’attention charmante et Monsieur Dior fit du muguet la fleur fétiche de sa maison. Depuis, à chaque nouveau défilé, on vaporise du muguet dans les salons, ce qui enchante les clientes et donne la migraine aux vendeuses.
Mais le muguet se moque de ces mondanités ; il pousse modestement au fond des bois depuis que Léonard, un guerrier compagnon de Clovis, lassé des combats, se retira dans un ermitage, bien résolu à ne plus jamais se servir de ses armes. Hélas, un monstrueux dragon vint le provoquer dans sa retraite. Il dut s’armer pour se défendre et parvint non sans peine à tuer le monstre. Chaque goutte de sang versée par l’ermite fit jaillir du sol une pousse de muguet.
Offrez à celle ou celui que vous aimez un bouquet de brins de muguet à 12 clochettes, entouré de feuilles de mauve et vous gagnerez son cœur à coup sur. Mais ne trichez pas ! Le brin doit avoir naturellement ses 12 clochettes et retirer ou en ajouter (comment ?) ferait effet contraire !
De même que, si offrir du muguet au premier mai porte bonheur, en donner avant ou après pourrait avoir de néfastes conséquences.
Le muguet mérite largement la réputation et les hommages qu’on lui rend.
Vous pouvez ne pas croire à ses vertus magiques, mais la science en fait également une plante bénéfique : il renforce la mémoire et les facultés intellectuelles ; humez son parfum avant d’entreprendre un travail créatif. Le mois de mai passé, une bougie parfumée au muguet vous aidera à penser.
La tisane de muguet serait un tonicardiaque dont il convient d’user avec prudence.
Moins dangereux : la racine fait disparaître les cors au pied ; mettre dans sa poche autant de racines que vous avez de cors et partez d’un pied léger.

En Allemagne, prendre garde à la Dame Blanche qui se tient auprès des plantes pour vous empêcher de les  cueillir.



Us et coutumes du I° mai dans les Contes
Western sur l'Almanach

Ivan Rebroff - Le Temps Du Muguet [1976]

lundi 29 avril 2013

i shall not be moved - Mississippi John Hurt

Les bouquets

Tous les ans, on les attend et cette année au si long hiver plus encore!
Qui donc? Les hirondelles? oui, elles sont là. peu nombreuses, mais elles sont là.
Quoi d'autre? Le chant du coucou? Il a chanté, il ne gèlera plus; elles peuvent alors se montrer, celles que l'on attend le coeur battant... Qui donc? Les fleurs, les fleurs de nos jardins, les fleurs de nos bouquets.
Elles vont jusque bien profond dans l'automne, nous griser de leurs couleurs et de leurs parfums. Fleurs d'ombre ou fleurs de soleil, fleurs de printemps et fleurs d'été, dernières fleurs de presque hiver, elles vont nous tendre leurs corolles et nous accompagner du jardin au salon et jusque dans nos chambres .
Des bouquets qu'il faudra savoir faire durer longtemps, puisqu'il n'est pas question de déposséder les massifs au profit des chemins de table.
Il faut pour cela respecter quelques règles bien simples: tout d'abord, ne jamais les ramasser aux heures chaudes ni en plein soleil et toujours utiliser un sécateur de manière à faire des coupes franches sur les tiges.
Ne cueillez pas de fleurs trop épanouies, vous n'auriez le lendemain que des pétales au pied du vase. Laissez aussi les boutons trop jeunes se former, ils ne s'épanouiraient pas et vous vous priveriez des fleurs de vos prochains bouquets.
Ensuite, vous ne les laisserez pas attendre au sec. Vous aurez préparé le vase rempli d'eau à température ambiante; surtout, pas de choc thermique! N'oubliez pas de recouper le bout des tiges sous l'eau ou pour les ligneuses comme la viorne ou le lilas de les écraser avec un petit marteau, opération qui a pour but d'éviter la formation de bulles d'air qui empêchent l'absorption de l'eau.
Quelle forme auront vos bouquets? Il faut tenir compte du vase. Nul de doute que vous en avez de forts beaux et précieux. Pourtant à la base des compositions les plus réussies, on trouve souvent de simples bocaux, ceux des asperges au naturel par exemple pour les petits bouquets; des bouteilles font de parfaits soliflores; plusieurs flacons de tailles différentes donnent des résultats surprenants, sans oublier tous les récipients de récupération, cruches, pots, arrosoirs etc...
Vos goûts et l'inspiration du moment prévaudront ainsi que les végétaux que la nature mettra à votre disposition. On peut faire des merveilles avec une simple rose et quelques ombelles, berces, carottes sauvages ramassées le long des talus. Les feuilles, les branches font des assemblages surprenants. Promenez-vous le sécateur à la main et acceptez les cadeaux du jour. Tout est bon pour le bouquet: les "mauvaises herbes", les fans de légumes, le persil, le fenouil, la mélisse et les autres accompagnent et étoffent roses, iris, et dahlias. Ne maudissez plus les intempéries; fleurs couchées, branches cassées sont autant de cadeaux surprenants.
Pour les conserver longtemps, évitez les sources de chaleur, rafraîchissez l'eau du vase tous les deux ou trois jours et n'y laissez jamais de feuilles qui croupissent et sont parfois malodorantes.

 Et pour finir je vous offre mon bouquet préféré, celui que je compose tous les ans; celui-ci est de l'an dernier, puisque rien de ce qui y figure n'est encore fleuri... mais ça vient...
Il faut un litre en étain, quelques roses "Cuisse de Nymphe", des amarantes et des achillées.



dimanche 28 avril 2013

JARDINS DE PLUME


En descendant le ruisseau, les gunneras aux feuilles géantes modifient les profondeurs et chargent l'ombre de nuances tropicales. En arrière-plan, le katsura - l'arbre au caramel- s'élève jusqu'au ciel et sépare la vallée en deux. Sitôt passé la frondaison tombante et fluide, on accède à la chambre des Fougères, un taluen devers où un parrotia de Perse, aux feuilles de noisetier, déploie des branches animales. Les scilles du printemps succèdent au perce-neige; le sol de cette chambre s'apparente aux tapis où l'on enfonce les pieds avec hésitation, comme si l'épaisseur du tissage souffrait d'un luxe de fabrication par la fragilité des fleurs. Il n'en est rien. Les leucanthèmes, les silènes, les gaillets se laissent piétiner. On longe les fougères par un chemin à mi-pente pour atteindre les bois et la rive du lac. Vers la fin du parcours, un escalier de bois mangé par les mousses traverse l'Arbre à perruques, un arbre-porte.

Gilles CLEMENT - Le salon des berces

Liszt, Hungarian Rhapsody No.6, Martha Argerich 1966

La Langue du chat


"Les pachas aiment les tigres, moi j'aime les chats, car ils sont les tigres des pauvres diables."

Théophile GAUTIER

Monteverdi: "Altri canti d'amor, tenero arciero" (Madrigal from Book VIII)

vendredi 26 avril 2013

La vie des champs


"Il existe... dans les pâturages de la Calabre un serpent... dangereux. La tête levée, il déroule en replis ondoyants son corps couvert d'écailles, et un long ventre marqué de grandes taches. Tant que l'eau des sources alimente les ruisseaux, tant que les terres sont détrempées par les pluies du printemps..., il habite les étangs, et, fixé sur leurs rives, il assouvit sa faim cruelle en dévorant les poissons et les grenouilles. Mais, quand les étangs sont desséchés, quand les ardeurs du soleil entr'ouvrent la terre, il s'élance dans la plaine, et, roulant des yeux enflammés, il désole les campagnes, rendu furieux par la chaleur et la soif qui le consume. Me préservent les dieux de me livrer en plein air au doux sommeil, ou de m'étendre sur l'herbe à l'ombre d'un bois lorqu'il s'avance, fier de sa peau nouvelle et brillante de jeunesse, et que, laissant dans sa retraite ses petits ou ses oeufs, il se dresse au soleil et darde son triple aiguillon.

Green Fields - Brothers Four (CD Quality)

West Side Story 1961 - "I feel pretty"

mercredi 24 avril 2013

La rhubarbe

Mai frileux : an langoureux.
Mai fleuri : an réjoui.
Mai venteux : an douteux.




Les feuilles de la majestueuse rhubarbe s’étalent au potager.  Avec les tiges vous confectionnerez tartes et des confitures. Mais savez-vous que les épluchures ont aussi leur utilité ? Additionnées d’eau et bouilles, elles feront disparaître les dépôts calcaires de casseroles et bouilloires.
Quand aux feuilles, l’acide oxalique dont elles sont amplement pourvues, nettoie parfaitement les casseroles en aluminium.


New-York sur l'Almanach
Parole d'honneur dans les Contes

Fontenay aux Roses. Maxime LE FORESTIER.avi

dimanche 21 avril 2013

Fraises et radis

Prends patience, Bon Jardinier, les beaux jours reviennent et avec eux les tendres radis au nez rose. Ne jette pas leurs feuilles!
Tu va voir se montrer également la fraise joufflue. As-tu pensé à les marier?
Il te faut pour les noces , une quarantaine de jeunes feuilles de radis. Après les avoir lavées pour faire fuir résidus de sable et de terre, tu les épongeras en douceur dans un torchon fin (ou usé). Elmine les queues et compte environ un petit bol de fraises pas convive que tu coupras en quatre (les fraise évidemment!).
Choisis un coupe si possible en verre ou en cristal ; tu y déposeras fraises et feuilles de radis que tu saupoudreras de grains de coriandre écrasés. Ajoute maintenant un peu de cassonade et couvre d'un film. Laisse reposer trois heures et sert décoré de feuilles de menthe et de pâquerettes.

vendredi 19 avril 2013

La Clématite

Jardiniers et jardinières sont généralement personnes simples et généreuses. Aussi aiment-ils les fleurs qui leur ressemblent, telle par exemple, la clématite.
Une clématite heureuse demande peu de soin et s'enroule gracieusement autour des clôtures, des grillages, des poteaux; elle encadre légèrement portes et fenêtres; elle décore les troncs des fruitiers et offre ses fleurs aux rosiers non remontants.
On la dit capricieuse et c'est injuste. Il suffit de l'installer à l'endroit qui lui convient et elle pourra y prospérer jusqu'à trente ans. Oui, mais où est-il, cet emplacement dont elle ne voudra plus déloger? Dans un endroit ensoleillé le matin et ombragé l'après-midi. Elle aime en fait, avoir la tête au soleil et le pied au frais et elle appréciera qu'une tuile le protège. Il lui faut une terre riche en hums, humide sans excès. 
Il existe une infinie variété de clématites de formes et de couleurs admirables. Pourtant sachez que les plus fidèles sont celles à fleurs simples en forme de croix.
Elle se plaira en compagnie de la benoîte, autre fleur simple familière des jardins de nos grand-mères, de la belle-de-nuit et du millepertuis.

Hermès dans les Contes
Véranda sur l'Almanach.

Lang Lang - Mendelssohn Piano Concerto No.1, Part 01

jeudi 18 avril 2013

L’HERBE A ROBERT-




Quel Robert a donné son nom au géranium sauvage ?
Il pousse un peu partout, au pied des murs, dans les ruines, sur les talus, sous les haies et les bois clairs. Il préfère l’ombre au soleil. On le reconnait de mai à août, à ses fleurs violettes sur tiges rouges. Son odeur est forte et les moustiques la détestent
Astringent, diurétique, tonique ; il soigne les hémorragies et les maux de dents.
Une feuille d’Herbe à Robert écrasée sur une coupure en facilite la cicatrisation.

Sagesse dans les Contes,
New-York sur l'Almanach.



mardi 16 avril 2013

Le lamier blanc

L'espiègle se moque de toi, glaneuse! Non, il n'est pas une ortie, même s'il lui ressemble beaucoup, même s'il pousse souvent en sa compagnie. Ce qui permettait aux gamins des champs de se divertir aux dépens de la "Parisienne", en lui affirmant qu'il était un moyen de ramasser des orties à mains nues sans se faire piquer. "Je vais te montrer, disaient-ils en empoignant du lamier!" Et la crédule d'en faire autant sur une touffe d'orties qui poussait juste à côté; et de bramer sa souffrance sous les rires des farceurs!
Si bien des usages sont communs au lamier et à l'ortie, la principale est que l'ortie pique et le lamier, non. Sans aller chercher des caractéristiques botaniques savantes, on les distingue assez facilement: le feuilles du lamier sont d'un vert plus tendre que celles de l'austère, de la sombre ortie. 
Et puis les fleurs; le lamier porte une hampe de fleurs blanches tandis qu'on aurait un peu de peine à garnir un bouquet de ce qui sert de fleurs à l'ortie.
Ces sommités fleuries peuvent se cuisiner en potage, en gratin, en purée ou en légume, mais n'hésitez pas à les relever d'une pointe d'oseille: leur saveur est si fine qu'on se demande parfois si elle existe.

La Poirée

Que serait ton potager, Bon Jardinier, sans rhubarbe et sans poirée?
Décorative autant qu'apétissante, la poirée qu'on nomme aussi bette ou encore blette, pousse en terre légère, profonde et bien fumée. On la sème en avril, en pleine tere, à un pouce de profondeur, en espaçant bien les graines.
Dès que les plantules montrent le bout du nez, dépressez, dépressez! La poirée aime ses aises. Elle à boire aussi? Si vous oubliez de la désaltérer, elle ne vois donnera que quelques feuilles coriaces ou des côtes filandreuses. Bien abreuvée, elle sera tendre et ses feuilles vertes feront merveille dans les farces, les potages ou les purées. Les côtes seront à la base de gratins fondants.
Cette poirée généreuse vous nourrira de juillet jusqu'à la fin de l'automne.

dimanche 14 avril 2013

Un champ de fleurs

On n'en est pas encore là, mais ça ne va pas tarder. Quoi donc? Les fastidieuses tontes de pelouse.
Aussi pourquoi ne pas, comme au musée américain de Giverny par exemple, faire de votre pelouse une prairie fleurie dans laquelle vous établirez des chemins?
Ce n'est pas très difficile à réaliser. Profitez de ce printemps maussade et mouillé pour sarcler la pelouse et y ménager des espaces désherbés dans lesquels vous jetterez à la volée des graines de fleurs annuelles en mélange. Vous pouvez préparer vous-même votre assortiment qui grandira avec les boutons d'or, les coquelicots, et autres "mauvaises herbes" que du coup, vous n'aurez pas besoin d'éliminer. 
Mais on trouve en jardinerie des mélanges tout à fait satisfaisants; certains même privilégient certaines couleurs. Ainsi , jardiniers raffinés, vous pourrez avoir une prairie blanche, bleue, jaune ou rose selon vos préférences. La mienne va à la prairie multicolore et hospitalière qui ne se trouve pas déparée de voir sur sa robe chardons et orties qui après tout, sont aussi des fleurs.
Donc tandis que le terre des massifs colle encore exagérément à la serfouette, préparez votre terrain et entre deux fortes averses, du geste auguste du semeur, fleurissez votre prairie... et si des oiseaux se précipitent sur vos semis... tant pis... ils en laisseront toujours assez; il faut bien que tout le monde vive!
Quand à la fin juin vos jolies fleurs ne seront plus qu'herbes sèches, attendez en prévision du prochain printemps qu'elles aient bien grainé. Il sera alors temps de tondre sans omettre de garder les tontes pour "mulcher" les massifs.

L'Indien des Contes en a assez d'être jeune et la pelouse est en fleurs au Jardin.

samedi 13 avril 2013

L’EUPHORBE-



Selon Pline l’Ancien, elle doit son joli nom à Euphorbius, médecin du roi Juba II de Mauritanie.
Quelles affections royales soignait-il au moyen de cette plante ? Préférons les ignorer car l’Euphorbe est toxique et produit un latex irritant pour la peau et carrément dangereux en cas de contact avec les yeux. Il est en revanche fort utile si vous avez des secrets à confier pas écrit car il peut servir à fabriquer de l’encre sympathique.
Les variétés d’euphorbes se comptent par milliers ; la plus courante à la tige d’un rouge sombre et aux fleurs en ombelles vert pâle se rencontre un peu partout dans les champs comme dans les bois.
N’hésitez pas à en adopter au jardin : on dit qu’elle fait fuir les taupes.

Prenez le Water-taxi sur l'Almanach et craignez les mots qui font peur des Contes.




vendredi 12 avril 2013

Associations de bienfaiteurs

Bon Jardinier, sais-tu protéger tes cultures?
Souvent c'est déprimant, éreintant, il existe pourtant une solution toute simple, une méthode ancienne inexplicablement délaissée: les cultures associées.
Il s'agit tout bêtement de faire pousser des fleurs aux côtés des légumes. C'est efficace et esthétiquement du plus bel effet. Encore faut-il bien les associer.
La capucine, qui attire les pucerons, en préserve les choux et les fèves. Du coup, les gourmandes coccinelles viennent se régaler sur les capucines.
Le souci, ou la camomille au parfum camphré font fuir les parasites de la carotte et du navet.
L'oeillet d'Inde est la terreur des indésirables des tomates et des pommes de terre.
La phacélie pour sa part, attire les insectes pollinisateurs sur les légumes en fleurs.

jeudi 11 avril 2013

Ayé!!! C'est l'printemps...


COUCOU -
Le printemps venu, la femelle du coucou, au lieu de construire un nid, s'en va déposer ses oeufs dans les pendules.

François CAVANNA






Et oui!!! je viens de l'entendre chanter... Hélas! J'allais juste passer sous la douche et comme forcément, je n'avais pas de poches... je serai encore fauchée toute l'année.
Pas grave! Tant qu'on a du ciel bleu...

Gauvain se marie dans les Contes; élégance sur l'Almanach

mardi 9 avril 2013

La Pivoine

L'hiver se prolonge et rien sauf quelques trognons de tiges sèches ne laisse deviner qu'une pivoine se cache ici. Pourtant attention à la bêche ou à la serfouette, la belle qui dort encore déteste être bousculée et pourrait bien vous punir de votre maladresse en refusant de fleurir pendant plusieurs années. Je n'invente rien: certaines que j'avais, pour leur bien, voulu déplacer, m'ont fait le coup.
Herbacée ou arbustive, aucune des trente variétés du genre Peonia n'est à négliger. Qu'elles viennent d'Europe, d'Asie ou du Nord-Ouest des Etats-Unis, toutes vivent très longtemps sasn poser de problème pourvu qu'on leur fiche une paix royale.
Les couleurs des pivoines sont infinies: elles vont du blanc pur au rouge foncé en passant par tous les tons de rose et de violet ou du blanc crème au jaune pâle.
Plantez la pivoine herbacée dans une terre de jardin assez riche, au soleil ou à mi-ombre légère et attendez trois ans ses premières fleurs. Elle se multiplie par division des souches ; mais attention: diviser, c'est bousculer et... voir plus haut! Elle dépasse rarement 1m.
La pivoine arbustive, originaire de Chine ou de l'Himalaya fait l'objet d'un véritable culte en Chine comme au Japon et elle le mérite bien. C'est une arbuste au port retombant et gracieux qui monte lui jusqu'à parfois deux mètres. Les fleurs aux tons semblables à ceux de sa cousine arbustive sont beaucoup plus grosses. Une jalouse a même traitée la mienne de "Laitue Rose"!
Elle trouve elle aussi son bonheur à mi-ombre et à l'abri du vent car ses rameaux alourdis par la fleur cassent facilement. Dans ce cas, on peut tenter de bouturer la branche tombée; cependant la bouture prend mieux sur une partie coupée en hiver. Le semis est hasardeux, souvent les fleurs ne ressemblent pas à celles du pied mère.

Des oiseaux sur l'almanach et Messire Gauvain dans les Contes

dimanche 7 avril 2013

Soupe de saison


Ce matin au jardin, quelques jeunes feuilles d'oseille se faisaient remarquer  dans l'intention évidente de rejoindre et améliorer une boîte d'épinards en branches qui somnolait dans le placard.
Epinards plus oseille: toutes les vitamines dont on a besoin en cette fin d'hiver interminable. La difficulté est bien entendu de faire consommer ces vertes vitamines à ceux qui pensent que riz, nouilles et patates sont  essentiellement ces légumes qu'on doit consommer à raison de je ne sais plus combien de grammes par jour. Nous allons donc biaiser et faire de ces vertes vitamines,une soupe.
Donc nous avons les jeunes pousses d'oseille, la boîte d'épinards, trouvons un oignon, ajoutons deux petites courgettes pour la consistance et deux clous de girofle. Dans la casserole, mettez votre grain de sel et quelques tours du moulin à poivre. Si vous avez un peu de bouillon ajoutez-le. Un peu d'eau... faites frémir.
Une fois passée au blender, ce velouté vous offrira toutes ses vitamines sans plus de calories que celles de la giclée de crème fraîche que vous y aurez ajouté avant de servir.
Oh, j'oubliais... quelques croûtons aillés ne sont pas à dédaigner...


Les Indégivrables prennent l'eau sur l'Almanach et le Roi Midas a bien des ennuis dans les contes


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vendredi 5 avril 2013

Le sens de l'orientation


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Si vous ne l’avez pas, ne sortez pas sans boussole !
Vous n’en avez pas non plus, regardez le soleil qui sans faille indique l’Est et l’Ouest.
Et par temps couvert alors que fait-on ?
On regarde les arbres : sur le tronc exposé aux intempéries, la mousse se dépose et vous montre le Nord.
Les fourmis soucieuses de bien chauffer leurs demeures les ouvrent toujours au midi.
Oui, mais en ville, comment fait-on ? On prend l’autobus ou un taxi ; généralement, les chauffeurs savent où ils vont. Ils sont en grève ? Trop de circulation ? Il faut aller à pied ?
Alors, encore plus visibles que troncs d’arbres et fourmilières, regardez les églises : l’autel est toujours tourné vers Jérusalem donc l’est, aussi le grand portail qui lui fait face montre toujours l’Ouest !

Allez voir se lever l'aurore sur l'Almanach et Guenièvre dans les Contes

Malicorne - "quand je menais mes chevaux boire"

Ressemblances


Mes favoris ont tous comme un air de famille....

Gilles Vigneault - "Mon Pays" (ce n'est pas un pays, c'est l'hiver) (ave...

mercredi 3 avril 2013

La Vie des Champs


" Les chèvres exigent autant de soins que les brebis, et ne sont pas d'un moindre rapport. Si elles ne donnent pas ces toisons imprégnées de la pourpre de Tyr ... elles multiplient davantage et offrent un lait abondant... Les chèvres paissent dans les bois et sur les cimes... où elles broutent les ronces et les buissons qui croissent sur les hauteurs. elles ne manquent jamais de revenir d'elles-mêmes au bercail, accompagnées de leurs chevreaux, et peuvent à peine franchir le seuil avec leurs mamelles gonflées de lait. Mettez d'autant plus de zèle à les préserver du froid et des vents glacés qu'elles réclament moins les soins de l'homme. Prodiguez-leur les herbes et le feuillage, et, durant tout l'hiver, ouvrez-leur vos greniers."

VIRGILE - Géorgiques

Roger Riffard - Timoléon le jardinier