programme

Il est temps de:
Planter les vivaces et les bulbes de lys.

Y'a du monde au balcon:
Il fait froid! emmaillotez bien vos potées.

Y'a un truc:
Penser à récupérer les barquettes en plastiques, certains emballages qui font merveille pour les semis; les transparents sont de mini-serres idéales. Les bouteilles aussi, entières ou tronçonnées ont de nombreuses applications.

Lustukru:
Les miniaturistes autrefois, utilisaient la belladone pour obtenir une peinture d'un vert particulier.

Keskeldiz:
Le Cyclamen est résigné...
La jacinthes convient aux calmes

Jardin d'enfants:
Pendant l'hiver donnez-leur des graines de cresson alénois. Il seront ravis de le voir pousser rapidement.

Surtout pas!
Labourer au pied des vieux arbres au risque d'abîmer leurs racines.

Ministère de l'intérieur:
Votre pot de mimosa est en fleurs, mais il risque d'avoir trop chaud; il faut lui faire prendre l'air et le frais , hors des gelées bien entendu!


jeudi 5 mars 2015

La Vie des Champs


La terre, enfant, féconde sans culture, t’offrira pour prémices les lierres rampants avec la baccar , et les colocasies mêlées à la riante acanthe. D’elles-mêmes les chevrettes rapporteront au bercail leurs mamelles gonflées de lait, et les troupeaux ne craindront plus les lions puissants. De lui-même ton berceau se couvrira de fleurs caressantes, plus de serpents, plus d’herbes au poison trompeur ; partout naîtra l’amome d’ Assyrie.

 Virgile – Bucoliques – IV, 21 – Pollion

mercredi 4 mars 2015

Ah!! les taupes ! les taupes!

J'ai beau militer à longueur de post pour la sauvegarde des taupes, il faut avouer tout de même qu'elles exagèrent!
Certesn elles détruisent de nombreux ennemis de nos plantations; certes, la terre des taupinières fait merveille pour le rempotage; certes ce sont de charmantes petites bêtes au poil doux; certes, certes, certes et encore certes... mais ce printemps c'est une véritable catastrophe... Le jardin ressemble à un village de hobbits. 
Il va falloir agir et comme il n'est pas question de les massacrer on va tenter le découragement. L'été derniers quelques pieds d'euphorbe épurge ont fait merveille. Seulement elles ne sont pas encore sorties et les autres euphorbes semblent inefficaces. 
Mes grimoires m'informent que des chiffons trempés dans de l'huile de moteur et roulés en boule dans les galeries pourraient faire fuir l'envahisseur. Je veux bien le croire: qui accepterait de parfumer son logis à l'huile de vidange?

mardi 3 mars 2015

L'amarante

La rousse "queue de renard" répand ses longs panaches dans nos jardins, qu'elle aurait un peu tendance à envahir; mais elle est si belle qu'on se laisse faire et puis quels superbes bouquets! 
Il ne faut pas pour autant négliger sa soeur, l’amarante verte,( amaranthus caudatus), une herbacée annuelle qui pousse sur tous types de sol.
Originaire d’Amérique du sud ,elle était cultivée comme céréale par les Mayas qui en consommaient les graines sous forme de farine.
Au temps de la conquête espagnole, Hernan Cortes, pour mieux écouler le blé importé d’Espagne en interdit la culture
On la nommait Kiwicha, qui signifie « qui ne se fane pas » et on lui attribuait des vertus curatives.
Symbole d’immortalité et de gloire militaire elle était liée au culte des morts et utilisée lors de sacrifices.
On la trouvait aussi en Chine puisque le Yi-King, pourtant peu botanique la mentionne au 5° trait de l'hexagramme 43, en nous recommandant de lui ressembler.

lundi 2 mars 2015

Le rudbeckia

C'est le moment de les adopter!
Faciles à vivre, généreux, certaines variétés peuvent rester en place pendant un siècle dit-on.
Dès le mois de juillet, ses fleurs rouge foncé ou jaune éclatant illuminent les massifs. Il leur faut peu de place, mais en plein soleil.
Le rudbeckia se plaît partout, sauf en terre argileuse.

Eve Brenner:Le matin sur la rivière(1976) HD

dimanche 1 mars 2015

La clématite

La clématite est innombrable et cosmopolite .  De l’himalaya jusqu’en Australie, de la Chine aux deux Amériques et dans ton jardin , Belle Jardinière, tu peux rencontrer l’une ou l’autre des 200 espèces ; vivaces, grimpantes, persistantes  ou caduques qui composent sa famille.
Il est encore temps d’en adopter une puisque la période de plantation va d’octobre à mai. Elle aimera un mélange de terreau et de gravier, ainsi qu’un arrosage sobre mais régulier.
clématite est une liane haute parfois de 10 à 15m de haut,. Bien palissée,  elle enchantera  murs et façades, treilles, pergolas et clôtures .  Plus vigoureuse que sa sœur, la clématite à petites fleurs, n’hésitera pas à escalader les arbres du verger.
Toutes aimeront la compagnie du rosier et de quelques vivaces qui protégeront leur pied du soleil bien mieux que le paillis ou la tuile.
Si dans le cours de l’été, elle prend mauvaise mine, se dessèche, surtout ne l’arrache pas jardinière ; elle n’est pas morte, juste fatiguée. Il faut alors la rabattre pour lui rendre sa vigueur en prévision de l’année suivante.
De fin mars jusqu ‘en avril, les Alpina souvent parfumées fleurissent sur les pousses de l’année précédente. On les taille légèrement après la floraison, sauf celles à feuilles persistantes qui ne se taillent pas.
En revanche, c’est au printemps qu’on doit rabattre à environ 1m. du sol les variétés qui fleurissent après juin.
La clématite se multiplie par marcottage. Un fine entaille sur la partie à opérer, un peu d’hormone  et on recouvre le tout de terreau qu’on peut fixer par une pierre. Ensuite, on attend une année.
On peut aussi, si l’on est patient, récolter des graines et tenter le semis.



samedi 28 février 2015

La légende du chrysanthème


Il y avait au Japon, un jardinier amoureux.
Sa belle était coquette, elle avait de nombreux soupirants et il redoutait de la perdre.  Souvent dans le jardin, tout en soignant ses fleurs, il interrogeait le ciel :
« Combien de temps ma bien-aimée me sera-t-elle fidèle ? pourrais-je la garder toujours ? »
Bien sur, le ciel ne lui répondait pas et quand il voyait sa fiancée si belle souriant à tous ceux qui la courtisaient son pauvre coeur était malade. Comment lui, modeste homme de la terre pouvait-il espérer garder pour lui seul cette fleur ravissante dont la vue charmait les princes.
La jeune fille entourée de ses admirateurs ne semblait pourtant voir que lui ; pour lui ses yeux étaient plus doux, son sourire plus tendre, pour lui elle chantait ses plus belles chansons.
« Oui, mais pour combien de temps se demandait le jardinier ? Elle est si belle, je suis si pauvre, si modeste. Un jour c’est certain, un de ces princes va me la prendre. »
 Pour l’instant la belle lui gardait sa préférence.
« Combien de temps ? Combien de temps ? demandait-il aux fleurs. Combien de temps », demandait-il aux arbres ?
« Combien de temps, Rosée du matin ? Combien de temps, Ombres du soir ? »
Ni l’herbe ni les fleurs, ni les arbres, ni les escargots, ni les coccinelles, ni les vers de terre, ni les légumes, ni les hérissons,  jamais aucun des hôtes du jardin ne lui répondait.
Un jour qu’avec angoisse il interrogeait des marguerites, une larme tomba sur une des fleurs et un génie sortit d’une corolle, tout habillé de jaune avec un large col blanc.
« Pourquoi ces larmes gentil jardinier ? Qui d’entre nous t’a fait du chagrin ? »
« Personne, jamais personne dans ce jardin ne m’a fait de peine ; c’est vous au contraire qui me consolez ; »
« Pourquoi, gentil jardinier, as-tu besoin d’être consolé ? »
« C’est ma fiancée, Génie des Marguerites ; elle est si belle et moi je suis si pauvre ! Un pauvre petit rien du tout et je voudrais tant qu’elle m’aime toujours ! »
« Toujours, je ne sais pas, dit le génie en montrant une fleur.  Mais je te promets l’amour de ta fiancée pour autant d’années que cette corolle a de pétales. »
Le jardinier cueillit la fleur, compta les pétales, hocha la tête. Alors il prit à son revers une longue épingle et effilocha la corolle. Elle eut bientôt  tant de pétales qu’il devint  impossible de les compter.