Y'a un truc! Ton sécateur est rouillé? Frotte-le avec de l'huile.

Il est temps de: tailler les fruitiers
épandre de la cendre de bois au potager
Protéger les poireaux avec une couche de paille.
Finir de planter les rosiers avant les grands froids

Y'a du monde au balcon: Par grand vent, bien arrimer les plantes hautes et les arbustes

Lustukru! La tradition du sapin de Noël ne date que de 1837... Les sapins réclament son abolition!

Qu'est-ce qu'elles disent? Le Houx dit le confort d'une douce maison.

Jardin d'enfants: offrez-leur un bulbe de jacinthe et son vase.

Surtout pas!: diviser les vivaces... c'est trop tôt!



mercredi 17 décembre 2014

L'aubépine rouge

C'est le moment de la planter pour en faire une haie...
J'en ai déjà parlé sur ce blog; il suffit de la chercher dans les libellés. Histoire de ne pas radoter, je n'ajoute rien.... sauf ce conte:

On dit que l’aubépine est la petite sœur diabolique du pommier, mais savez vous pourquoi certaines ont des fleurs rouges ?

C’était il y a longtemps ; beaucoup de poules avaient encore des dents, et dans un village de ce temps là, un jeune homme cultivait un verger, le plus beau de la région qui donnait tous les ans des montagnes de pommes avec lesquelles il faisait un cidre excellent.
Il se nommait Emile et il était amoureux.
Amoureux de la belle Félicie qui avait tant de soupirants qu’elle ne savait lequel choisir. A vrai dire Félicie aimait surtout les dentelles de ses jupons et les broderies de son corsage ; elle aimait sa jolie tournure quand elle allait danser et les compliments et les fleurs.
Elle s’aimait tant elle-même, qu’elle choisit d’accorder sa main à celui qui l’aimerait le mieux ; ce fut une grande chance pour Emile qui lui offrit pour leurs fiançailles un collier d’or.
Le jour de la noce arriva ; ce fut une belle fête et le soir on dansa. Emile et Félicie faisaient plaisir à voir. Il y a toujours dans les noces un invité que personne ne connaît ; les amis de la mariée pensent qu’il fait partie de ceux du marié et réciproquement.
Aux noces d’Emile et Félicie, l’inconnu était un grand beau garçon, au poil noir et à l’œil d’ambre et qui dansait miraculeusement bien ; il tournait, sautait, faisait des entrechats, sous le regard ébloui de Félicie qui pour une fois trouvait à admirer mieux qu’elle-même. Emile qui était bon danseur voulut rivaliser avec l’étranger et se mit lui aussi à tourner, à bondir mais il n’avait pas, pauvre villageois, les souples bottes de cuir de son rival. Ses souliers du dimanche étaient lourds ; il glissa, et se cassa la cheville. On l’emporta chez l’ancien, qui lui mit une attelle et lui donna une potion qui le ferait dormir sans douleur. Autour de lui, on riait lui promettant sa nuit de noces pour plus tard et disaient les plaisants, elle n’en sera que meilleure.
Oui, mais le lendemain matin, le beau danseur avait disparu et l’on ne trouva nulle part Félicie.
Sans attendre que ses os se ressoudent, Emile attela son âne et partit à la recherche de la fugitive. A la ville voisine, dans d’autres plus éloignées, il n’y avait pas trace de sa promise.
Il boitait de plus en plus et l’ancien, pour le faire tenir tranquille lui dit :
-« A quoi sert de partir dans tous les sens ? Si elle revient elle ne te trouvera pas…
Emile resta chez lui . Il ne savait plus rien faire d’autre qu’attendre. Il ne soignait plus son verger et les pommiers finirent par ne plus donner de pommes, puis un a un ils moururent et tombèrent. A leur place poussaient des aubépines. Tous les ans, en mai, a la date des noces manquées, elles se couvraient de fleurs blanches, comme des mariées.
Et les années ont passé, quand il n’est plus resté debout qu’un seul pommier, Emile s’est pendu à la plus haute branche. On l’a enterré dans ce qui n’était presque plus un verger et les ronces et les épines ont continué de pousser, toujours couvertes de fleurs blanches au mois de mai.
Et c’est un soir de mai, quand la nuit tarde à venir, que des jeunes gens qui revenaient d’une assemblée, ont vu une bohémienne rôder près de la maison d’Emile qu’on n’appelait plus que « la maison du pendu ». Effrayés ils sont vite rentrés chez eux. Le lendemain, plusieurs épines avaient des fleurs rouges.
Quelques années plus tard, les villageois pour avoir un pré communal, décidèrent d’abattre ce qui restait de la « maison du pendu » et de raser le roncier. On retrouva sous l’épine rouge, le tronc du vieux pommier, la tombe d’Emile et les restes d’une femme. Le squelette portait au cou le collier d’or offert par Emile à Félicie pour leurs noces.


dimanche 14 décembre 2014

Décembre aux pieds blancs s'en vient; an de neige est an de bien...

Pas grand chose à faire par ce temps, sauf peut-être, en songeant au printemps,  retourner le compost, et le couvrir d'une bâche pour qu'il ne soit ps gâché par les grandes pluies.
Surveiller aussi les légumes rentrés en cave ou en silo: toute pourriture dont être éliminée.
Et puis, s'il ne gèle pas, repiquer choux et laitues sous châssis; ils seront plus trapus et robustes..

vendredi 12 décembre 2014

L'ardisia...

Il n'a pas encore vraiment gelé; pourtant, jardinière prudente, tu as rentré toutes les plantes fragiles et ce retour de vacances au jardin les contrarie, bien que tu leur ait offert une villégiature en véranda lumineuse et hors gel; elles font la gueule! Si, si..
Comme il pleut et que ton beau jardin est devenu bourbier impraticable, tu vas pouvoir dorloter les contrariées et leur rendre un beau sourire de plantes qui se traduit par un feuillage luisant, voir quelques fleurs pour certaines.
Le peu de chauffage, installé pour leur confort les a un peu desséchées et couvertes de poussière. Tu vas donc les laver avec de l'eau non calcaire. Penses pour cela à récupérer l'eau des bouilloires et des théières. La toilette donc, et aussi une brumisation régulière. Pour certaines, une couche de graviers humides sur la soucoupe du pot sera la bienvenue. Ces soins vont te permettre de diminuer la fréquence des arrosages, toujours trop nombreux en hiver.
Pour leur tenir compagnie, offres-leur la compagnie d'un ardisia, bel arbuste à baies rouges et feuillage luisant. Il est peu courant mais très décoratif et ne pose pas de problèmes particuliers. Au printemps, il passera de la maison au jardin après un rempotage dans un mélange de terreau de feuilles, de terre de jardin et de terre de bruyère. En attendant, ses baies rouges, de la taille d'un pois, garniront la maison.
Bien arrosé et posé à mi-ombre, il fleurira en début d'été.

mercredi 10 décembre 2014

Pas de soupe sans céleri!

Qu'il soit rave ou qu'il soit côte, on n'imagine pas un pot au feu, une potée ou une poule au pot sans lui. 
Regardez, admirez, le magistral feuillage du céleri branche! Tel le panache d'un fier chevalier , il domine les plates-bandes.. Un panache qu'il met longtemps à faire pousser aussi faut-il le planter à la fin de l'été. Le céleri est gélif aussi ne faut-il pas tarder!
On cueille les premières feuilles parues, celles du pourtour, puis les nouvelles au fur et à mesure.
Quand le pied cesse de produire, on coupe ce qui reste et on place le trognon en cave, entouré d'une bande de carton. On attend quelques semaines; les côtes perdent ainsi toute amertume et comme elles sont bien tendres, on peut les cuisiner en gratin comme les poirées.
Certes le céleri est gélif, mais si vous ne le récoltez pas à temps, il peut résister au froid, ce qui ne sert à rien puisque dans ce cas, il fleurit et meurt dès les premières chaleurs du printemps.

dimanche 30 novembre 2014

Jardin d'hiver ... et d'intérieur



Certes Belle Jardinière, tu n'aimes pas jeter. Mais enfin, il faut bien faire quelque chose de tout ce que tu gardes et amasses...
Ainsi de pépins,  noyaux et autres graines...
Tu sais par expérience, qu'en dehors des pêchers, noyaux et pépins, s'ils finissent par germer ,ne donnent jamais de fruits. Alors pourquoi les gardes-tu?
Parce que tu as une assez jolie poterie plate, du genre de celles où l'on cultive les bonsaïs.Cette poterie, tu vas la remplir de terreau de fleuriste et à 1 cm de profondeur, tu répandras toute ta collection de pépins et noyaux... Tu arroses, tu exposes à la lumière; près d'une fenêtre par exemple. En cette saison le soleil n'est plus à craindre, mais les courants d'air, oui!
Tu n'as plus maintenant qu'à regarder germer et pousser ton verger d'intérieur...

dimanche 23 novembre 2014

Passé Saint-Clément ne sème plus le froment.

La récolte des pommes et des poires est pratiquement terminée, mais ce n'est pas tout de ramasser, il fait conserver. Bien évidemment, pas question d'utiliser les moyens discutables de la grande distribution qui assurent des fruits pratiquement toute l'année et tant pis pour le goût et la qualité.
Nous autres jardiniers raisonnables seront assez satisfaits de les garder quelque mois.
Tout d'abord, bien choisir les fruits  et ne garder que ceux qui n'ont aucune trace de blessure ou de maladie; d'ailleurs, il vaudrait mieux les cueillir avant  qu'ils ne tombent. Ensuite, le mieux est de les garder au frais sur des clayettes, sans qu'ils se touchent; une cave aérée est idéale.
Que faire des autres? Des compotes, qui se gardent très bien au congélateur.
Ne pas hésiter non plus à faire régulièrement le tour des clayettes pour ôter pommes et poires qui s'abiment.
Et puis, j'allais oub
lier... les tartes se congèlent aussi très bien...

samedi 22 novembre 2014

Toilette d'hiver

Le temps est doux et les rosiers imperturbables continuent de fleurir! Dis-leur merci, Belle Jardinière.
Comment? Eh bien d'abord, en les soulageant de leurs fleurs fanées. Et puis, sans les tailler, ce que tu devras faire en mars, raccourcis d'une quinzaine de centimètres les rameaux trop longs.
Aère la terre à leur pied et ramène la autour de la greffe.
Et puis, dès que le froid surviendra, ajoute de la tourbe ou des feuilles mortes; le rosier tout comme toi déteste avoir froid aux pieds..
Les rosiers tiges sont plus frileux que les autres; protège-les avec des feuilles de fougères, de la paille ou des copeaux de bois.