dimanche 21 juin 2015

Le pavot



Tout comme Madame de Ségur, les mamans celtes calmaient leurs enfants en mélangeant les graines de certaines fleurs à leur bouillie. Bouillie se disait « papa » et la fleur fut nommée pavot. 
Au XII° siècle, Hildegarde de Bingen mentionnait les propriétés narcotiques et anesthésiantes du pavot et l’utilisait non seulement comme plante médicinale mais aussi en légume.
Dans les campagnes,  les « Bonnes Femmes » le prescrivaient sous le nom « d’Herbe des Vierges » à celles qu’une grossesse intempestive mettait dans l’embarras.
La réputation du pavot est ambigüe : on l’utilise dans la pharmacopée moderne pour ses vertus calmantes et soporifiques. Sa culture pour les besoins de la médecine comme de l’alimentation est strictement réglementée. Il contient dans ses parties vertes, comme d’ailleurs son cousin le coquelicot, un latex qui fournit l’opium brut. Une substance qu’on disait autrefois entrer dans la composition des « onguents de sorcières ».
Originaire d’Asie où il est cultivé, le pavot pousse aussi spontanément en Europe, cependant il est rare à l’état sauvage, aussi faut-il rester modéré quand on le ramasse dans la nature.  Haut d’environ un mètre, il fleurit de juin à septembre. Son fruit est une capsule verte qui devient ivoire  à maturité. Sa racine, grosse comme un petit doigt est pivotante.
Une seule capsule suffit pour ensemencer un carré de jardin qui saura bien s’agrandir de lui-même. La variété blanche à graines blanches est utilisée en médecine et pour la fabrication de l’opium ; celle à fleurs pourpres donne « l’opium de la Thébaïde » dont les graines sont noires. Il a besoin pour s’épanouir, d’un endroit dégagé, au soleil, en terrain riche et calcaire. Ses couleurs délicates y seront mieux en valeur que sur un fond de verdure
Ses graines, qui ne contiennent pas les substances soporifiques de ses autres  parties fournissent la délicate huile d’oeillette appréciée des gourmets. L’Alsace et les pays d’Europe de l’est parsèment pain et pâtisseries, à leur sortie du four  de graines de pavots crues .





samedi 20 juin 2015

La Saint-Jean



Pluie de Saint Guy,
C’est tout l’an qui rit.


La Saint-Jean d’été



Si Saint Médard est connu pour ses averses, Saint Jean en revanche, brille par ses feux. Des feux que l’on allume depuis l’aube des temps pour illuminer la plus courte nuit de l’année.
Les saints chrétiens ont pris la place des divinités païennes et l’Eglise a tenté de remplacer les joyeuses flambées par la messe, malheureusement pour elle, Juin est le mois où l’on taille les haies et de tout ce bois coupé, il faut bien faire quelque chose et qu’en faire sinon un feu ? Il ne restait plus à notre Sainte Mère qu’à entériner le fait  et de consacrer ces feux à Saint Jean Baptiste dont elle fixa la fête au 24 Juin.
Donc, soyons bons chrétiens, tentons de marier les vieilles coutumes devenues superstitions, aux nouveaux devoirs censés nous faire gagner le Paradis. La journée sera longue ; principalement si vous avez la gale, qui se guérit en se roulant tout nu dans la rosée avant le lever du soleil.
Puis vous rentrerez vous couvrir et munis d’un couteau, d’un panier vous irez cueillir des simples, les « Herbes de la Saint Jean », qu’on doit ramasser au moment où la rosée s’évapore. Elles sont nombreuses et diffèrent selon les régions, on trouve parmi elles, l'achillée, la sauge, le millepertuis, la bourrache, la mélisse, la grande consoude et bien d’autres.
Quand vous aurez déposé votre récolte dans un endroit chaud, sec et aéré, il sera temps de revêtir votre plus belle tenue pour aller à la messe où vous ferez bénir le pain dont vous garderez précieusement quelques morceaux, car le pain de la Saint Jean jeté dans un brasier arrête les incendies ; ce qui peut être utile en attendant les pompiers. (C’est le 18 !).
Au sortir de la messe, vous suivrez la procession en chantant les litanies des saints tandis que le curé en tête du cortège et entouré des enfants de chœur en surplis, aspergera d’eau bénite tout ce qui passera à portée de son goupillon.
Après cette matinée bien remplie, vous avez droit à un peu de repos avant la fête du soir.
De tout temps, on a chanté et dansé le soir de la Saint Jean, aussi les Temps Modernes ont-ils depuis peu fait subir à la Saint Jean ce qu’elle a fait subirà la célébration du solstice d’été : elle est devenue Fête de la Musique et après tout, pourquoi pas ? L’essentiel est de faire la fête.
Dans un grand pré, tout le village aura porté herbes sèches et branches coupées et bientôt la flambée s’élèvera, joyeuse et pétillante dans la claire nuit de juin.
Autour du feu on danse, les amoureux sautent à travers en se donnant la main ; quand la fête touche à sa fin, une brassée d’herbes humides provoque une fumée à travers laquelle on fait passer bêtes et gens. Médecine simple,  indolore et peu coûteuse qui assure une bonne santé pour le reste de l’année.
Ne rentrez pas vous coucher sans emporter un tison que vous déposerez sous votre lit : il vous préservera de la foudre et des puces.



jeudi 18 juin 2015

Une rescapée...


Un rosier, oublié sous "d'autres herbes", mis à l'ombre par les voisins qui ne taillent pas leurs arbres, retrouvé cet automne, Une bonne coupe et de la nourriture, il vient de me faire cet unique cadeau.
Remontera-t-il, ne remontera-t-il pas??? La suite plus tard...

La Langue du Chat

.... Qui a pu t'apprendre à désoler un chat, à le réduire, - parfois, - au désespoir, en lui mettant le nez dans son ordure? En outre, cela suffit à le rendre sale, et tu l'empoisonnes, littéralement, par la bouche et les voies du nez. Quelle horreur. Et pour la bête, quel supplice. Cesse, et fais-lui donner une mort qui sera plus clémente qu'une vie pendant laquelle tu l'obliges, - puisqu'il ne peut pas comprendre les raisons de ta manière abominable- à redouter le moment où il a besoin de faire ses besoins, et à détraquer sa santé et sa raison.....

COLETTE - Lettres au Petit Corsaire - Flammarion - 1963






mercredi 17 juin 2015

L'alliaire


 « Je ne veux voir qu’une tête ! » 
Une tête d’ail ! celle,  couronnée de menues fleurettes blanches que dresse l’ Alliaire officinale, autrement nommées « Herbe à l’ail » en haut de sa raide tiges haute d’environ 50cm. Curieusement, début avril, apparaissent toutes de hauteurs égales, les colonies de cette plante dont le nom décrit si bien le parfum.  Sur les talus, en lisière de forêt, le long des routes de campagne, droites comme des soldats à la parade, les hampes aux feuilles triangulaires et crantées d’un vert tendre se dressent et disparaissent en juin, sans crier gare, comme elles étaient venues.
L’Alliaire est en principe un bisanuelle qui souvent se comporte en vivace quand le terrain lui plaît. Elle s’installera volontiers dans votre verger, sous le couvert des arbres fruitiers, ou le long d’un ruisseau.
L’Alliaire est antiputride, détersive, anti-scorbutique et expectorante.
Elle a d’ailleurs le bon goût de pousser au moment où Servais, Mamers et Pancrace, accompagnés de la terrible « Lune Rousse », nous font prendre le printemps pour l’hiver.
Quelques feuilles fraîches (la plante séchée perd ses vertus), en infusion calmeront une toux intempestive.
Les graines s’utilisent comme celles de la moutarde et se marient bien avec les viandes. Les fleurs ainsi que les jeunes feuilles décorent et parfument les salades. Elles sont également excellentes sur du pain frais beurré.
Outre ces nombreuses vertus, souvenez-vous que l’alliaire tout comme l’ail, éloigne de votre foyer les vampires…

Vinaigre aillé-
Il vous faut une poignée de feuilles que vous hacherez grossièrement. Mettez-les dans un flacon de verre que vous remplirez d’un bon vinaigre de vin.
Exposez le mélange au soleil, sur le rebord d’une fenêtre par exemple, pendant 2 à 3 semaines. Donnes chaque jour un quart de tour, puis filtrez et versez dans de petits flacons que vous fermerez hermétiquement.
Et souvenez-vous que:
Il n'y a pas de mauvaises herbes; seulement des plantes dont on ignore l'utilité.



mardi 16 juin 2015

Le jardin potager

avec quelques tuiles j'ai construit une petite pagode,
une bassine sert d'étang
au bord de l'étang deux ou trois tiges de renouées rouges
contemplant l'ensemble avec gourmandise j'en oublie de rentrer manger à la maison,
exactement comme un enfant à la sortie de l'école

LU YU (1125-1210)

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lundi 15 juin 2015

La Langue du Chat


Les chats, c'est tellement discret! Mais si l'un venait sur ma table, j'adorais. Cette présence silencieuse, c'est très réconfortant. Je suis très sensible à ça. Le chat est là, de temps en temps il s'étire, se rendort. Je suis content de le voir vivre, de voir vivre une autr vie qu'une vie humaine.

François CAVANNA

dimanche 14 juin 2015

La Vie des Champs


"Les génisses s'accouplent et mettent bas après quatre ans; elles s'arrêtent avant dix ans....
Au bout de quelques mois, quand elles sont chargées de leurs fruits, ne permettez plus qu'elles traînent de lourds chariots, qu'elles franchissent les routes d'un bond, qu'elles galopent dans les prairies, ni traversent à la nage des fleuves rapides; laissez-les paître dans des bois solitaires, près d'un ruisseau qui coule à pleins bords..."

VIRGILE - Géorgiques

jeudi 11 juin 2015

Sonnet




Beaux et grands bâtiments d'éternelle structure,
Superbes de matière, et d'ouvrages divers,
Où le plus digne roi qui soit en l'univers
Aux miracles de l'art fait céder la nature.

Beau parc, et beaux jardins, qui dans votre clôture,
Avez toujours des fleurs et des ombrages verts,
Non sans quelque démon qui défend aux hivers
D'en effacer jamais l'agréable peinture.

Lieux qui donnez aux coeurs tant d'aimables désirs,
Bois, fontaines, canaux, si parmi vos plaisirs
Mon humeur est chagrine, et mon visage triste:

Ce n'est point qu'en effet vous n'ayez des appas,
Mais quoi que vous ayez, vous n'avez point Caliste:
Et moi je ne vois rien quand je ne la vois pas.

François de Malherbe

mercredi 10 juin 2015

La Mauve


 La mauve, qui  a donné son nom à la couleur de ses pétales, n’est pas difficile à identifier et d’ailleurs, on la rencontre un peu partout sur les chemins, les terrains vagues et aux alentours des maisons. Elle aime les terres riches en nitrates. Sauvage de nos jours la plupart du temps, les Romains la cultivaient au potager. Elle était même selon Cicéron, ou Horace qui prétendait se nourrir d’olives, de chicorée et de mauve, un aliment recherché. Les Grecs et les Egyptiens l’appréciaient également. Pythagore en parlait comme d’un légume « propre à tenir le ventre et l’esprit en liberté ».
Propre parente de la guimauve dont on fait mâcher des racines aux enfants dont les dents percent, c’est un antiseptique de l’appareil respiratoire et dermique ; elle est cicatrisante, diurétique, légèrement laxative. Cicéron raconte que pour avoir abusé de mauve en salade, il fut « dérangé » pendant dix jours.
On récolte en été ses fleurs en boutons. En infusion sucrée au miel, elle calme la toux.
L’eau de mauve s’obtient en faisant bouillir 10mn une poignée de racines dans un litre d’eau. En compresse, elle efface la couperose et les dartres ; elle apaise la conjonctivite ; en gargarisme, elle soulage les angines ; en cataplasme sur la gorge, elle fait tomber la fièvre et sur le front, soulage les migraines




mardi 9 juin 2015

La sariette

Les anciens la réduisaient en poudre et l'utilisaient à la place de poivre d'où son surnom de poivrette. C'est un petit buisson aux feuilles odorantes; un parfum sans pareil pour accommoder les grillades et les plats à base de tomates. Je vous parle là de la sarriette qui aide à digérer plats mijotés et féculents.
Il en existe deux variétés: l'estivale et la montagnarde.

La sarriette d'été se sème au printemps et donne pendant toute la belle saison. 
La sarriette de montagne au parfum plus piquant reste en place plusieurs années. Elle résiste au froid et se récolte de l'automne à la fin de l'hiver et se consomme aussi bien fraîche que sèche. Elle est même dans ce cas, encore plus piquante. 

Elle ne craint pas la sécheresse et se plaît en plein soleil. 
Pas d'entretien; coupez-là court après la floraison et c'est tout!

lundi 8 juin 2015

La Langue du Chat

Mon chat s'appelle Sébastien Virgule. Virgule à cause de sa queue maigre, Sébastien, comme ça! il n'est pas spécialement affectueux mais je crois qu'il m'aime. Quand je m'en vais, il n'est pas content. Il me cherche.

Suzanne Prou

samedi 6 juin 2015

Millefiori

Quand les fleurs se montrent,  on guette, impatients, l'éclosion délicate du bouton; on soupire de bonheur à la fleur ouverte offrant son parfum; puis mélancoliques, on voit s'effeuiller les pétales..
Ne vous détournez pas de la fleur qui s'endort; avant d'aller vous émouvoir à la suivante, recueillez dévotement ses pétales et placez-les dans un grand bocal: myosotis, lilas, pivoine, violette, boule de neige, seringa, violette, quelques feuilles de verveine ou de mélisse et plus tard toutes les roses.
De chacune vous ferez une couche mince que vous saupoudrerez de sucre fin. Fermez soigneusement à chaque ajout et gardez au sec. Quand le bocal est plein vous... le videz dans un tamis; vous exprimez délicatement le jus sucré que vos ferez dissoudre à froid dans son double poids d'alcool à 50°. Filtrez et garnissez vos jolis flacons.

vendredi 5 juin 2015

La Vie des Champs

La terre qui exhale des vapeurs comme de légers nuages, qui pompe et renvoie tour à tout l'humidité, qui se revêt sans cesse d'un vert gazon et qui ne rouille jamais le fer, mariera heureusement la vigne à l'ormeau, sera féconde en oliviers, et vous la trouverez aussi propre au labour qu'à la nourriture des troupeaux.

VIRGILE - Géorgiques

jeudi 4 juin 2015

L'étang de la Benette



Il a été au Moyen-Age, crée pour fournir les moines en poisson ;vous le trouverez en Eure et Loir.  Il borde  la forêt de Senonches, sur la route qui mène à la Ferté-Vidame.

Sur ses bords, on rencontre 159 espèces végétales dont certaines protégées à l'échelon national comme la littorelle à une fleur et ici, le flûteau nageant :




 

mercredi 3 juin 2015

Le hérisson

Vous souvenez-vous d'un des nombreux malheurs de l'intrépide Sophie? Elle avait voulu secourir des hérissons que le méchant Nicaise, garde-chasse de Madame de Fleurville avait jetés dans la mare. Elle y avait fait à son tour un plongeon. C'est que Nicaise comme bien des campagnards de son temps considéraient les hérissons comme des "nuisibles". On allait jusqu'à les accuser (entre autre méfaits) de téter le lait des vaches pendant la nuit, Ils avaient aussi disait-on, une manière bien personnelle de voler les pommes: ils se roulaient sur celles qui étaient tombées, les embrochaient sur leurs  piquants et les rapportaient ainsi dans leurs tanières. La tête de cet animal aux ruses diaboliques était mise à prix et c'est à qui en détruirait le plus grand nombre. Heureusement, le hérisson a survécu à ces légendes bien oubliées et on sait désormais reconnaître ses mérites.
Le hérisson est un animal nocturne; si d'aventure vous en croisez un dans la journée, c'est que probablement, il ne va pas bien. Toute la nuit, il fouille votre jardin en quête de petits animaux: insectes, vers, araignées. Il est assez bruyant quand il se déplace et c'est ainsi qu'on sait qu'il a élu domicile sur nos terres. Il se nourrira aussi de tous les déchets verts du compost et fera de longues promenades au clair de lune dans votre haie vive...

mardi 2 juin 2015

La pomme de terre

Sans Christophe Colomb qui découvrit sa terre d'origine, sans monsieur Parmentier qui la fit pousser chez nous, sans Louis XVI qui eût l'idée de faire garder par des gendarmes le jardin où elle était cultivée, nous n'aurions pas de pomme de terre! Car il fallut commencer par l'interdire pour la faire adopter. Les premiers qui y goûtèrent ont cuisiné les feuilles. Ce n'était pas bon... dédain de notre brave patate et ensuite, plus personne n'en voulut. 
Parmentier eut alors l'idée, soutenue par le Roi de faire garder les parcelles où étaient cultivées les pommes de terre. La population, persuadée qu'on faisait pousser là un légume rare destiné à la cour et à l'aristocratie se mit à gronder - la Révolution fermentait- . Le moment était venu de faire lever la garde la nuit de manière que les tubercules puissent être aisément chapardés.... on connait la suite et le fabuleux destin de la pomme de terre.
On la plante en début d'année dès qu'on ne redoute plus de fortes gelées; en climat doux vers le 15 mars, plus au nord mieux vaut attendre un peu. On dit que, comme pour le dahlia, autre tubercule originaire lui aussi du sud le l'Amérique, le bon moment est celui où le lilas est défleuri.
Creusez des sillons de 10 cm de profondeur distants de 50cm environ, et posez les plants, germes vers le haut espacés de 30cm environ. Recouvrez ensuite de terre fine.
Quand les feuilles auront atteint une vingtaine de centimètre, il sera temps de butter pour éviter que les tubercules ne verdissent et pour faciliter l'arrosage. Opération à renouveler plusieurs fois. Binez régulièrement entre les sillons pour éliminer les indésirables et traitez en cas de mildiou. Surtout, arrachez et brûlez le pied atteint pour éviter la propagation.
C'est en juin qu'on commence à récolter les variétés précoces, récolte qui peut se poursuivre jusqu'en octobre selon les variétés. Faites-le par temps sec en soulevant chaque pied à la fourche bêche sans blesser les tubercules que vous laisserez sécher au soleil avant de les rentrer.
On peut récolter les primeurs avant leur maturité, mais pour une longue conservation, mieux vaut attendre que les feuilles soient fanées. On élimine les tubercules abîmés et on conserve la récolte dans un local aéré, sec et à l'abri de la lumière. 
En fonction des variétés et des périodes de plantation, on peut consommer des pommes de terre à peu près toute l'année.

lundi 1 juin 2015

La Langue du Chat

Pourquoi les démocrates n'aiment pas les chats, il est facile de le deviner: le chat est beau; il révèle des idées de luxe, de propreté, de volupté.
Charles BAUDELAIRE

Mous du bulbe

Hé oui, c'est fini... les jonquilles sont remplacées et bien remplacées par les myosotis, le lilas, bientôt les pivoines la clématite et les premières roses, et j'en passe.
En attendant, les feuilles des bulbes ramollissent et ressemblent à des bottes de poireaux usagées .Pour celles qui sont dans les massifs,il est temps de laisser la place aux annuelles. Vous allez gentiment les sortir de terre, les placer dans une fosse creusée dans un coin discret du jardin, les recouvrir et les laisser là en attendant que les feuilles jaunissent. 
Il sera temps alors de faire sécher les bulbes au soleil, puis de les rentrer à l'ombre en attendant les plantations d'automne.
Pour celles qui sont dans la pelouse, aucun problème. Les feuilles seront tondues avec l'herbe et les bulbes resteront en terre jusqu'au prochain printemps.