mercredi 10 juin 2015

La Mauve


 La mauve, qui  a donné son nom à la couleur de ses pétales, n’est pas difficile à identifier et d’ailleurs, on la rencontre un peu partout sur les chemins, les terrains vagues et aux alentours des maisons. Elle aime les terres riches en nitrates. Sauvage de nos jours la plupart du temps, les Romains la cultivaient au potager. Elle était même selon Cicéron, ou Horace qui prétendait se nourrir d’olives, de chicorée et de mauve, un aliment recherché. Les Grecs et les Egyptiens l’appréciaient également. Pythagore en parlait comme d’un légume « propre à tenir le ventre et l’esprit en liberté ».
Propre parente de la guimauve dont on fait mâcher des racines aux enfants dont les dents percent, c’est un antiseptique de l’appareil respiratoire et dermique ; elle est cicatrisante, diurétique, légèrement laxative. Cicéron raconte que pour avoir abusé de mauve en salade, il fut « dérangé » pendant dix jours.
On récolte en été ses fleurs en boutons. En infusion sucrée au miel, elle calme la toux.
L’eau de mauve s’obtient en faisant bouillir 10mn une poignée de racines dans un litre d’eau. En compresse, elle efface la couperose et les dartres ; elle apaise la conjonctivite ; en gargarisme, elle soulage les angines ; en cataplasme sur la gorge, elle fait tomber la fièvre et sur le front, soulage les migraines




1 commentaire:

LOU a dit…

Omniprésentes dans mon placard, les fleurs de mauve calment si bien la toux.