mercredi 3 septembre 2014

Le solanum

Le solanum est triste dans son pot. Il a tout le temps soif; il ne fleurit pas.
Le grimoire dit que le solanum est cousin de la morelle douce-amère qui, dans ce jardin, prospère avec un sans-gêne confondant. Oui, mais le solanum redoute le gel, or donc, il lui faut le pot et la véranda en hiver.
Le grimoire dit aussi que le solanum est une liane vigoureuse qui,de ce fait, peut-être conduite en buisson.
Par ailleurs, le bonsaï étant un arbre cultivé en pot, tout arbre, arbuste ou buisson vivant dans un pot aurait donc vocation à être bonsaï. Pas si simple s'exclament en choeur grimoires et spécialistes! Le solanum se prête mal au bonsaï.... Pourquoi alors m'en a-t-on offert un qui tel un oranger versaillais montre un tronc élancé surmonté d'une boule fleurie de bleu et qui lui, se porte bien?
Réflexion puis action.
Changeons le solanum de pot  et profitons-en pour démêler et tailler ses racines tassées en un chignon compact qui se cramponne aux parois. Le solanum est triste parce qu'il a mal aux pieds tel nous autres dans une chaussure trop étroite..
Eliminons les branches mortes et celles trop longues et trop grêles, puis placer le convalescent dans un pot plus large et garni de substrat pour géranium, une nourriture riche qui lui rendra des forces et l'aidera à fleurir..
Un temps de repos à l'ombre fraîche du noyer; dans un jour ou deux un arrosage additionné de Vazypépère et nous verrons un solanum guilleret tout prêt à reprendre une place au soleil de septembre. 
Et pendant que nous y sommes, pensons à un traitement préventif pour celui qui se porte bien encore mais qui semble nous dire qu'il se lasse de son pot d'origine.

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