mardi 27 mai 2014

Jardins de plume...


Il fallait donc imaginer un étranger dans la fraîcheur du magnolia. Il n'y aurait plus d'été. Les autres ne nous volent pas les maisons, les jardins que nous aimons. Ils viennent, simplement, et c'est une autre vie, parce que la nôtre est devenue moins forte, et ce n'est pas un sacrilège. Rien ne sera plus comme avant, mais c'est encore un peu plus triste, car ces mots-là ne vivent qu'au présent.

Philippe DELERME - Un été pour mémoire

1 commentaire:

LOU a dit…

Bien mélancolique, cette citation ! Mais il est vrai que depuis dimanche, je le suis. Pourquoi ce vague à l'âme ?