mercredi 7 juillet 2010

La Sauge

Pourquoi meurt-il l’homme dans le jardin duquel croît la sauge ?
Herbe précieuse entre toute, qui chasse les sorciers et conjure les maléfices, elle soigne en outre de nombreux maux et parfume la cuisine. Son nom vient du latin salvare. Ce don salvateur lui vient de la Vierge, qui fuyant Hérode, se cacha dans un buisson de sauge et bénit la plante pour lui avoir donné asile.
Avec la sauge, les druides guérissaient les fièvres, la toux, les bronchites, les rhumatismes et , quand ils n’étaient pas trop morts, ressuscitaient les défunts.
Plus tard, quand les moines furent venus à bout de l’influence des druides, ils recommandèrent, pour faire baisser la température, d’écrire sur des feuilles de sauge les trois premiers mots du Pater Noster et de les faire manger trois jours de suite au fiévreux.
Une autre formule préconisait de manger de la sauge pendant neuf jours en prenant neuf feuilles le premier jour, huit, le second et ainsi de suite jusqu’au dernier jour.
De nos jours encore, dans le Nord, on soigne les refroidissements et les états fébriles avec du thé à la sauge.
Pilée dans du vin rouge avec de la marjolaine et du poivre, elle soulage les rages de dents. (ne pas hésiter à rajouter des clous de girofle)
Le désir de la sauge étant de rendre l’homme immortel, elle allonge la durée de la vie et guérit du cancer si on la consomme en mai. On peut aussi faire une croix sur le mal avec trois paquets de neuf feuilles de sauge et récitant cette formule : « Cancer maudit, perds aujourd’hui ta tête et ta racine ».
Si un médecin perd son latin et tout espoir quand un bébé victime d’une maladie étrange décline irrémédiablement, on peut ramener l’enfant à la vie en lui faisant prendre toutes les cinq minutes et par petites cuillers, une décoction de sauge.
Dans l’Egypte ancienne la sauge était aussi un remède contre la stérilité.
Les Romaines pour la même raison, devaient la cueillir en tunique blanche, les pieds nus et bien lavés. Il leur fallait ensuite se tenir quatre nuits éloignées de leur époux, puis boire une bonne lampée de jus de sauge et rejoindre le lit conjugal. Les vertus de la sauge et de quatre nuits d’abstinence devaient inévitablement porter leur fruit..
Au Moyen Age, on faisait prendre de la sauge aux femmes enceintes « sujettes à des feux immodérés », pour les calmer, fixer le « fruit » dans le corps le faire grandir et le fortifier.
Le bébé une fois né, la mère devait à tout prix éviter de sauter trois fois sur la sauge du jardin du curé, sous peine de perdre son lait.
Amoureux de l’Allier portez le la sauge à votre boutonnière pour aller demander la main de votre amoureuse.
Jeunes Anglaise, allez à minuit dans votre jardin et cueillez douze feuilles de sauge pour voir apparaître la silhouette de votre futur époux.
Il faut offrir de la sauge aux amoureux éconduits : ils se consoleront et acquerront en outre mémoire et sagesse.
La sauge bénie le jour de l’Assomption protège les maisons de la foudre.
Amis belges, pour une bonne moisson plantez de la sauge aux quatre coins de vos champs.
Le voyageur britannique ne redoutera aucun danger tans que la sauge accrochée dans la cuisine familiale ne fanera pas. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à contacter SOS Assistance.
En Franche-Comté également on n’aime pas voir le bouquet de sauge se flétrir.
En Angleterre, donner le pied de sauge du jardin, condamne le chef de famille. Mais on y limite quand même le nombre de pieds, car trop de sauge dénonce la présence au foyer d’une femme autoritaire.
Et pour finir, voici ce que dit de la sauge le Grand Albert :
« Cette plante étant pourrie sous du fumier dans une fiole de verre, il s’en forme un certain ver, ou un oiseau, qui a la queue comme un merle ; si de son sang on frotte l’estomac de quelqu’un, il perdra le sentiment pendant plus de quinze jours. Si on fait brûler ces vers, et qu’on en jette la cendre dans le feu, incontinent on entendra comme un horrible coup de tonnerre. Ou bien si on met cette poudre dans une lampe qu’on allume ensuite, il semblera que toute la chambre est pleine de serpents. »
Qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin de médecin.

1 commentaire:

FRANKIE PAIN a dit…

merci pour l'article sur la sauge
pour ma branchite
ma voix va mieux mais quelle nuit de fièvre et de toux
je vais faire la tisane
bisous à félicie et à sa maman
frankie