jeudi 10 décembre 2009

Les marguerites de la Marguerite



Nos deux corps sont en toi, je ne sers plus que d'ombre;
Nos amis sont à toi , je ne sers que de nombre.
Las! puisque tu es tout et que je ne suis rien,
Je n'ai rien, ne t'ayant ou j'ai tout au contraire.
Avoir et tout et rien, comment se peut-il faire?
C'est que j'ai tous les maux et je n'ai point de bien.


Marguerite de NAVARRE

2 commentaires:

Lulu Sorcière a dit…

Souvent la pastourelle,
Loin de son jeune amant
Se dit m'est-il fidèle ?
Reviendra-t-il constant ?

Tremblante elle te cueille
Et sous son doigt incertain,
L'oracle qui s'effeuille
Révèle son destin.

Petite poésie anonyme du si vieux livre de mon père sur le langage des fleurs, il aimait à me dire ce p'tit poème et j'entends sa voix à chaque fois....
Merci pour cette émotion retrouvée.

almanachronique a dit…

Lulu, le livre de ton père doit être bien joli...
les fleurs et les "vieux" livres...
Il nous en faut peu pour etre heureuses à nous autres...

Kisses
PP