dimanche 8 décembre 2013

Le Glögg

Si l’hiver en Décembre ne fait pas son devoir
En Janvier au plus tard il le fera voir.


Les grands hivers


 A ce moment de l’année où, dans les campagnes, la gelée durcit la terre et où, les passants s’en vont les épaules remontées et le visage bleui par la bise d’hiver, il est curieux d’évoquer les époques de froid exceptionnel dont l’histoire a conservé le souvenir.
En l’an 1400, les mers du nord de l’Europe furent gelées.
En 1410, qui resta sous le nom d’année du grand hiver, le froid fut si intense que la mortalité fut énorme :  loups et les chiens sauvages venaient jusqu’aux portes de Paris dévorer les cadavres abandonnés. La plupart des ponts furent emportés par les glaces ; l’encre gelait au bout des plumes, ce qui empêcha, un jour, le greffier du Parlement d’enregistrer les arrêts.
En l’an 1558, on dut débiter le vin avec des haches !
L’année 1621 resta longtemps présente à la mémoire des hommes, tant l’hiver fut rigoureux et long. Le froid, à Paris, atteignit -27° en 1709 ; les récoltes furent perdues, les arbres fruitiers détruits, et les cloches éclatèrent quand on voulut sonner le tocsin.
Il dut aussi faire un froid plutôt vif en cette année de 1795, où des escadrons de notre cavalerie purent cerner et prendre la flotte hollandaise.
Enfin, dans une période plus récente, on parle encore de l’hiver terrible de 1870, dont les rigueurs accrurent encore les souffrances de nos pauvres soldats, et de l’hiver de 1880, où l’on traversait à pied la Seine et où le thermomètre descendit à 24° au- dessous de zéro.

Renseignements glanés comme souvent dans l’inépuisable NOS LOISIRS et qui me suggèrent de vous confier l’excellente recette du Glögg de ma suédoise amie Lili :

Il vous faudra 1 litre de bon vin rouge, auquel vous ajouterez I/2 litre d’aquavit, 5 clous de girofle, des amandes, des raisins secs, de la cannelle, du gingembre, plus 150gr de sucre .
Faites bouillir le tout et ne vous jetez pas dessus , bande de pochtrons !
Le Glögg doit maintenant macérer pendant 12 heures, au bout desquelles enfin, vous le ferez chauffer, puis flamber. Et enfin, enfin… vous aurez le droit d’y goûter.
Préparez-le le matin et sirotez-le doucement le soir à la veillée ; vous n’aurez plus besoin de bouillotte.






4 commentaires:

laurent a dit…

Bon courage pour trouver de l'aquavit dans le supermarché du coin.
Il y a quelques années, le glogg était meilleur chez Ikéa.

almanachronique a dit…

Le glögg de ma copine Lili, c'est un glögg qui déchire de la mort qui tue!
Quand tu en bois tu sais plus ce que tu as fait après et certainement, ça vaut mieux!
Quand elle n'a pas d'aquavit, elle utilise du schnapps ou de a vodka

LOU a dit…

Et hop, un coup de blog, et hop une vue sur le glögg, et hop un coup de glÖGG, et hop je vois plus mon blog... :))) Oh, mince le niveau a baissé, j'ai trop bu de glôgg, j'espère que je vais pouvoir rejoindre mon lit, hic, hic...

Veronica B a dit…

Oh les goulus !!!

:)))