mercredi 27 février 2013

Le géranium livide (géranium phaeum)

C'est en montagne dans les buissons et les bois clairs, au bord des ruisseaux qu'on rencontre cette petite fleur au long bec semblable à celui de la grue qui justifie le nom de géranium.
Livide est le qualificatif que lui valent ses teintes sombres, ternes, parfois bleu sombre et pour tout dire assez indécises...
Mais nos bons horticulteurs ont amélioré tout çà et nous en offrent pour nos jardins, en rose, en blanc, en mauve...De sa rusticité, il a gardé un bon naturel et ne fait  aucune difficulté pour se laisser apprivoiser









On dit au-revoir sur l'almanach et la tourterelle roucoule dans les contes

Music Auld Lang Syne ~ Royal Scots Dragoon Guards.

mardi 26 février 2013

Le dactyle pelotonné (dactylis glomerata)

C'est lui le coupable! C'est lui qui (entre autres) nous fait pleurer, tousser, cracher quand les beaux jours reviennent et qu'on imagine pouvoir remiser l'inhalateur.
On le trouve partout au soleil, sur les talus, les prés et les terrains vagues.
Les écailles vertes de ses fleurs s'écartent et laissent pendre leurs étamines qui libèrent dans le vent ce pollen léger qui nous empêche de respirer.
A part çà, le dactyle est un excellent fourrage qu'on sème dans les prairies pour enrichir le foin.




On dégivre l'almanach et un rosier parle dans les contes

John Lennon - Imagine

lundi 25 février 2013

Cuisine sur gel.

Il a neigé cette nuit; 20cm à peu près. Pas de quoi effaroucher un Canadien, mais assez pour effacer la limite entre route et champs dans notre beau Thymerais Cette limite consiste en un fossé profond de 50cm environ, juste de quoi immobiliser mon carrosse si je roule où il ne faut pas. Tout ça pour dire qu'il fait trop froid pour chevaucher un balais et que photo prise, je ne sortirai plus de mon trou que pour alimenter la cheminée en bûches.
N'empêche, midi va sonner et il faudra remplir les assiettes... avec quoi???? Il ne reste que des trucs disparates et même pas deux portions de chaque.
Une image émerge, issue des "Escapades de Petitrenaud" d'hier... Je n'ai pas vu l'émission en entier, mais il y était question de bouill

Ce matin au jardin, quelques jeunes feuilles d'oseille se faisaient remarquer  dans l'intention évidente de rejoindre et améliorer une boîte d'épinards en branches qui somnolait dans le placard.
Epinards plus oseille: toutes les vitamines dont on a besoin en cette fin d'hiver interminable. La difficulté est bien entendu de faire consommer ces vertes vitamines à ceux qui pensent que riz, nouilles et patates sont  essentiellement ces légumes qu'on doit consommer à raison de je ne sais plus combien de grammes par jour. Nous allons donc biaiser et faire de ces vertes vitamines,une soupe.
Donc nous avons les jeunes pousses d'oseille, la boîte d'épinards, trouvons un oignon, ajoutons deux petites courgettes pour la consistance et deux clous de girofle. Dans la casserole, mettez votre grain de sel et quelques tours du moulin à poivre. Si vous avez un peu de bouillon ajoutez-le. Un peu d'eau... faites frémir.
Une fois passée au blender, ce velouté vous offrira toutes ses vitamines sans plus de calories que celles de la giclée de crème fraîche que vous y aurez ajouté avant de servir.
Oh, j'oubliais... quelques croûtons aillés ne sont pas à dédaigner...


Les Indégivrables prennent l'eau sur l'Almanach et le Roi Midas a bien des ennuis dans les contes


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abaisse et j'ai cru comprendre que la bouillabaisse était du poisson cuit dans une soupe. Inutile de vous expliquer que je n'en sais pas plus sur le plat identitaire des Marseillais et qu'en plus je n'en ai jamais goûté parce qu'il y a dedans, je crois bien, du calamar, de la seiche ou autres horreurs. 
Mais vous le savez, la chroniqueuse est intrépide et ne va pas hésiter à plonger la tête en avant dans le poisson en soupe sans savoir y nager.
Nous avons en stock: 1 boîte de bisque de homard, deux darnes de saumon, un morceau de cabillaud, une boîte de coques au naturel, de l'ail et un sachet de court-bouillon.
La bisque, l'ail et les aromates ont été portées à ébullition dans une grande casserole. Le moment était bon pour y déposer le poisson et les coques, pendant un quart d'heure à feu très très doux. 

Ensuite, nous avions une Spunta et demie déjà cuite (Ca fait plus que vous ne pouvez imaginer en pomme de terre, une Spunta et demie). Coupée en gros cubes, elle a rejoint le poisson.
Dix minutes plus tard, le Cap'tain de ce navire a goûté et.... il s'est resservi!!!! Ce qui n'arrive que très, très rarement!

Alors, je ne sais pas si c'était ou non une bouillabaisse, mais il est certain que je renouvellerai l'expérience avec quelques améliorations dont je vous ferai part en temps utile.

Paris est étrange dans les contes et des dauphins vous appellent au jardin

Cold Genius, Henry Purcell

dimanche 24 février 2013

La Poule au Pot


Figurez-vous qu'hier à Chartres, du très réputé "Grand Monarque" jusqu'au bistrot du coin, tous les restaurants affichaient "Poule au Pot"!

C'est qu'hier Chartres célébrait le sacre du " Bon Roy Henri", le seul de nos monarques à n'avoir pas été sacré à Reims, mais ici même dans la cathédrale aux bleus vitraux et aux clochers bizarrement assortis.
Ce bon roi désireux de voir tous ses sujets mettre la poule au pot le dimanche, certes, mais après avoir payé leurs impôts qui n'étaient pas minces. C'est qu'après vingt-cinq ans de guerre civile, il fallait remettre le royaume sur pied, entrenir une armée propre à intimider l'empire des Habsbourgs, sans négliger les cadeaux offerts à ses innombrables maîtresses par le Vert Galant et satisfaire le gôut du jeu immodéré du monarque.
Celui dont on vient de nous restituer le visage débonnaire si semblable à celui de ses portraits, avait réussi , à force de taxes, à mécontenter tous ses sujets, du plus humble paysan jusqu'à ses nobles cousins. Les protestants lui reprochaient son abjuration; les catholiques n'étaient pas certains de la sincérité de sa conversion. C'est dire s'il existait en France nombre de Ravaillacs en puissance en train d'aiguiser leur coutelas!
Un seul a réussi; les autres se sont vengés sur leurs poules.. Des poules dont nous allons choisir une bien dodue.
Une fois plumée, vidée, ficelez, la poule ira dans un faitout et vous la couvrirez d'eau en ajoutant un oignon piqué de 2 clous de girofle, une branche de thym, une feuille de laurier, du sel, du poivre. Vous portez tout doucement à ébullition avant d'écumer et d'ajouter, 800gr de carottes, 300 gr. de navets, 3ou 4 beaux poireaux et une branche de céleri. Vous laisser frémir à petit feu pendant 2h à 2h30 selon la taille de la volaille.
Vous garderez le bouillon au frais pour bien le dégraisser; il sera excellent avec du vermicelle, du tapioca ou des pâtes alphabet.
La poule sera servie découpée, entourée des légumes et de quelques pommes de terre à chair ferme.
Si vous avez des restes, faites-les réchauffer arrosés de vin blanc. Faites une sauce blanche et servez avec du  riz.
Notez dans vos tablettes que tous les 23 février il est bon de commémorer le sacre du Bon Roy Henry (qui finalement n'était pas si bon que çà) en mettant la poule au pot... Ce que tous ses sujets , contrairement à la légende, n'ont pas pu faire.

PS: si Laurent passe par ici : que boit-on avec la poule au pot?

Guilly poursuit ses exploits sue l'almanach et prenez garde aux sorcières dans les contes

Hail! Mighty Joshua, hail! from Handel's oratorio Joshua

samedi 23 février 2013

La chicorée

Si tu vois glaneuse, sur le talus qui borde ta route, se fermer les jolis yeux bleus de la chicorée sauvage, sache qu'il est quinze heures au soleil.
Tu reviendras demain dans la matinée, dès que la rosée aura séché ses larmes, en ramasser quelques belles feuilles tendres pour rendre craquantes tes salades et leur donner une pointe d'agréable amertume.
Les Egyptiens, les Grecs, les Romains, connaissaient et estimaient les nombreuses vertus alimentaires et médicinales de la chicorée.
Si tu veux glaneuse, torréfier quelques racines pour en faire une infusion digestive, fais dans ton jardin une place à la chicorée, car n'oublie pas qu'on ne glane jamais une plante jusqu'aux racines..








Allez à confesse sur l'Almanach et écouter pleurer Blanche-Biche dans les contes

vendredi 22 février 2013

La Linaire commune

On lui dit linaire parce que ses feuilles ressemblent à celles du lin.
Elle se rencontre  en juin, au soleil, le long des routes ou dans les terrains vagues. Ses grandes fleurs assez semblables  à celles de la gueule de loup, ont deux lèvres qu'au moyen d'une légère pression, on peut faire bailler , au grand amusement des enfants jeunes ou vieux.
A part cela, mieux vaut dire qu'elle ne sert pas à grand chose, puisque elle est relativement toxique et que dans ce cas, il est préférable d'ignorer ss propriétés curatives.
Laissons-là aux bourdons et autres insectes qui aiment à la butiner?







On voyage sur l'almanach et le loup montre sa tête dans les contes

Si vous voulez en savoir plus sur la linaire , allez voir chez Anne...

jeudi 21 février 2013

Maudit gazon...

Pour ma part, je ne suis pas fan de la pelouse anglaise, tondue en brosse ; je préfère la prairie et ses surprises. Mais, prairie ou pelouse, à la sortie de l'hiver, ni l'un ni l'autre ne sont bien joyeux. Il va falloir leur remonter le moral.
Premièrement, gratter la mousse avec un scarificateur et ratisser. Il y a des endroits où la mousse forme un assez douillet coussin; je sais que c'est mal, mais à ces places là,je la laisse. Après tout, la mousse est un végétal, aussi pourquoi ne pas lui donner sa place à la condition de veiller à ce qu'elle ne se répande pas partout. D'ailleurs le gazon lui-même ne se gêne pas pour se propager là où l'on n'en a que faire... Dans les massifs, par exemple. Et si j'aime bien  que la limite entre pelouse et plate-bande reste indécise, il faut quand même ne pas tout mélanger et au moyen d'une bêche ou d'un dresse-bordure en demi-lune, donner à chacun la place qui lui convient.
Il y a les taupes aussi, dont l'utilité n'est pas contestable, mais qui souvent ont tendance à imposer un paysage qui n'est pas celui qu'on avait prévu. Un coup de râteau viendra à bout des collines et la terre répandue sera profitable à la pelouse.
Vous pourrez aussi profiter de cette remise en ordre pour ramasser les pissenlits tant qu'ils sont encore tendres. Une salade avec lardons frits et croûtons aillés vous récompensera de vos efforts.
Pour ceux qui tiennent à une pelouse impeccable, sachez que tout ce qui forme rosette est à éliminer. Moyennant quoi, vous vous priverez entre autres de pâquerettes, de primevères, de violettes, de bouton d'or... des fleurs gratuites et qui ne nécessitent aucun entretien ou encore de "simples" tel le plantain si utile en cas de piqûres de toutes sortes.

Blaise donne son avis sur l'Almanach et les pommes d'or sont mûres dans les contes.

mercredi 20 février 2013

Le balisier

Pour sophistiquer votre jardin et lui donner un brin d'exotisme, pourquoi ne pas tenter le balisier?
Il a besoin de beaucoup de chaleur, mais on peut le démarrer dès maintenant à la maison et voici comment:
Emmaillotez douilletement ses racines dans de la tourbe humide et placez le pot contre une vitre ensoleillée. Attendez que les dernières gelées ne soient plus qu'un lointain souvenir pour le repiquer au soleil mais en terreau toujours humide. Le balisier vous offrira bientôt, d'abord ses feuilles dont vous pourrez prélever quelques-unes pour vos bouquets. Il en existe de verte, de pourpres, de panachées et de toutes tailles de naines à géantes. Plus tard, vous verrez sortir ses fleurs aux tons éclatants.
En automne, n'attendez pas les premières gelées pour déterrer la souche et la conserver de la même manière que les dahlias.

Tendez la main à l'Almanach et allez voir Morgane dans les contes

mardi 19 février 2013

Les Fèves

Jadis, dans les temps de grandes famines, on faisait cuire longtemps les fèves; bien farineuses, elles comblaient le vide des estomacs. Puis on les a glissées dans des galettes pour tirer les rois et plus près de nous encore, on les a teintées pour en faire des colliers.
Aujourd'hui, on les retrouve, jeunes et fraîches, crues ou cuites et goûteuses comme des pois.
Parmi les plus anciens légumes cultivés en Europe, la fève est dans nos jardns, un excellent primeur. Ses graines résistent bien au froid; on peut donc les semer dès à présent après les avoir laissées tremper une nuit entière.
Vous les alignerez à la profondeur de votre pouce et vous couvrirez d'un peu de paille; la fève n'est pas frileuse, mais tout de même, il peut encore geler et même neiger. Les germes costauds et fûtés sauront bien traverser le paillis. 
Quand ils auront atteint 50cm, les pieds vont commencer à fleurir et il faudra encore un peu de patience pour vois apparaître les cosses. Ne prévoyez pas de rames: la fève monte moins haut que le pois; en revanche, n'attendez pas qu'elles se couchent pour les amarrer en tendant un fil d'un bout à l'autre du rang.

Un roman débute sur l'Almanach; on célèbre les Lupercales dans les contes

Doris Day - Tea for two

lundi 18 février 2013

Les violettes

Elles ne se montrent pas encore, mais elle ne vont pas tarder. On fait tant de choses avec les violettes et aussi cette gelée parfumée.
Tu vas d'abord glaneuse, sur les talus des chemins, ramasser au moins deux grands bols de fleurs en ayant soin de garder un peu de tige. Ces fleurs déposées dans un saladier, tu les couvrira d'eau chaude, mais pas bouillante. Il faut laisser reposer une journée entière.
Le lendemain donc, tu filtreras cette infusion pour ne garder que le liquide, dont tu feras frémir la moitié dans une casserole après y avoir ajouté un bol de sucre, le jus d'un citron et 2gr d'agar-agar. Après avoir remué pendant 1mnn environ, il sera temps de verser le reste de l'infusion.
Hors du feu, tu remueras encore un peu et il sera temps de verser le tout dans des bocaux que tu fermeras hermétiquement. N'oublie pas de jolies étiquette sur lesquelles tu inscriras la date de prépartion et le nom du contenu.

dimanche 17 février 2013

La sensitive

Quand on n'a pas la chance de vivre au pied des collines odorantes, on peut toujours se consoler en adoptant la sensitive. Comme lui, lointaine cousine de l'acacia, elle ne porte pas la fourrure d'or du mimosa, mais de petites boules d'un rose pastel.
Rustique dans son pays d'origine, l'Amérique tropicale ou encore les Antilles, elle se plaira, si vous la soignez bien, dans un grand pot en véranda ou dans une pièce ensoleillée.
On l'appelle aussi "mimosa pudique", car pour amuser les enfants de tous âges, ses feuilles se replient délicatement dès qu'on les effleure. Et il vaut mieux ne rien faire de plus que l'effleurer car cette timide est armée de solides épines.
En mileu naturel, la sensitive est un arbuste qui peut attendre Im à 1,50m; il lui faut donc un grand pot rempli de bon terreau. Elle ne fleurira que si elle reçoit suffisament de soleil, mais attention, il lui faut aussi beaucoup d'eau. Vous devrez régulièrement la pluvériser avec de l'eau non calcaire et arroser deux fois par semaine, en veillant à ne pas laisser d'eau dans la soucoupe.
Pour les offrir à vos amis, faites-lui faire de beaux enfants en récoltant ses graines que vous sèmerez au chaud en mars-avril. Deux ou trois semaines plus tard, vous verrez paraître les premières feuilles; il sera temps de les mettre en godets. Vous pouvez aussi bouturer des rameaux tendres dans un terreau léger.
Mais gare aux araignées rouges: la sensitive les déteste!

samedi 16 février 2013

Le serpolet

Son nom lui vient de ses tiges rampantes et ligneuses, car bien qu'il ne dépasse guère 10 cm en hauteur, le serpolet est bien un arbuste. Tu le rencontreras, glaneuse, de mai à juin, jusqu'à 3000 m d'altitude, dans les broussailles, les garrigues ou sur les coteaux rocailleux.
Tu pourras même, si ton terrain est pauvre, sec , calcaire, l'inviter à embaumer tes pelouses.
Depuis plus de mille ans on connaît les vertus désinfectantes du "petit serpent". L' infusion de serpolet calme les toux rebelles et favorise la digestion.
Quelques branches dans un civet, une marinade, sur une grillade, réjouiront tes convives.






Les rêves sont au rendez-vous des contes et un jeu attend ses gagnants sur l'almanach

vendredi 15 février 2013

La légende du cyprès.



Avant que février finisse, si dans les bois, à la tombée du jour, vous entendez chanter; si une flûte rivalise de trilles avec les oiseaux, approchez-vous doucement et vous verrez sur leurs sabots de chèvres danser les fils de Pan, les Faunes couronnés de cyprès. Ils dansent et chantent en mémoire du Cyparissus et de son cerf aimé.
C'était un grand cerf à la ramure d'or; les nymphes avaient orné so cou de pierres précieuses, un diamant brillait sur son front et des perles lui frémissaient aux oreilles.
Protégé des divinités de bois, aimé des hommes et des dieux, le cerf familier se laissait caresser, mais nul ne l'aimait autant que le beau Cyparissus, le favori d'Apollon. Il parcourait les bois chevauchant l'animal, le menait boire aux sources, le parait de fleurs et reposait contre son flanc.
Un jour d'été que le jeune homme s'exerçait au javelot, il ne vit pas le cerf endormi à l'ombre de buissons et le blessa mortellement.
Inconsolable, il souhaita mourir lui aussi. Apollon tenta en vain de calmer sa douleur mais le désespéré ne demandait aux dieux comme unique faveur que de le laisser pleurer éternellement son ami.
Il pleura tant que son sang s'écoula avec ses larmes. Tout son corps se teinta de vert; ses cheveux, devenus verts eux aussi, se dressaient raides sur sa tête, pointant vers les étoiles.
Et le dieu tout chagrin, consacra le cyprès au souvenir des morts.

jeudi 14 février 2013

Le Bleuet - Centaurea Cyanus

Il est dédié à Chiron le Centaure qui savait les vertus des plantes. 
Originaire du proche Orient, il se plaît en terrains secs sans grande couverture végétale, dans ces régions où  voici 9000 ans, est apparue  l'agriculture. Il a peu à peu gagné toute l'Europe et s'est montré chez nous en même temps que les céréales.
Les herbicides ont bien failli le faire disparaître; alors, des amoureux des fleurs se sont insurgés; un "observatoire des bleuets" a été créé et on le voit de nouveau consteller d'azur les champs de blé. 
On connait ses vertus dans les cas d'inflammations oculaires , mais on peut aussi l'employer en infusions contre la toux

lundi 11 février 2013

La nielle des blés

Elle est apparue vraisemblablement dans le Proche-Orient, vers le néolithique et s'est répandue dans toute l'Europe en même temps que les céréales.
Parce que ses graines sont noires, elle a reçu ce nom de Nielle; des graines amères et toxiques qui se mélangent volontiers à celles du blé. Le herbicides et le tri mécanique sont sur le point de l'éradiquer, et ce d'autant plus qu'elle ne peur survivre hors des champs de céréales.
Si on lui a accordé jadis quelques vertus curatives, on ne peut en raison de sa toxicité les mentionner ici.

Stravinsky: Petrushka, Scene III The Moor's Room

samedi 9 février 2013

Le Perce-Neige






« La neige, mécontente de la blancheur dont elle avait été vêtue, s’en plaignit à son Inventeur. Le Grand Artisan était fort occupé à fignoler sa Création et trouvait la neige assez belle telle qu’il l’avait conçue.
Mais la neige continuait à se plaindre et à voleter en flocons qui se posaient sur le nez, les yeux,  la bouche du Divin Travailleur. Lassé de chasser l’importune, il lui dit :
-« Va donc vers les fleurs leur demander un peu de leur couleur ; je t’accorderai de garder la teinte de celle qui acceptera de t’en donner. »
La neige alla trouver la Rose qui se pare de tant de nuances pensant qu’elle serait généreuse, mais la Rose refusa. Le Coquelicot, le Lilas, la Violette, ne voulurent pas non plus partager ; le Bleuet ne se donna même pas la peine de répondre ; le Narcisse détourna sa corolle.
Quand elle eut essuyé les refus de toutes les fleurs, la neige aperçut sous un grand sapin, écartant à grand-peine les feuilles d’un lierre, de minuscules clochettes blanches qui s’agitaient en murmurant :
-« Nous, on veut bien…nous, on veut bien ! »
Alors la neige émue, accepta de garder la couleur de la seule fleur qui avait accepté le partage.
Voilà pourquoi depuis, elle se fait douce et tendre pour laisser passer les clochettes de la fleur des derniers jours d’hiver : le perce-neige.
C’est un petit bulbe de bonne compagnie que vous aurez planté à l’automne, dans la pelouse ou sous les arbres. Il se propage assez rapidement et permet d’attendre le relais des jonquilles et des primevères.
Il n’est pas incommode dans la pelouse, puisqu’il est défleuri dès que les premières tontes deviennent nécessaires.

Violette de la Chandeleur
Perce, perce, perce-neige,
Annonces-tu la Chandeleur,
Le soleil et son cortège
De chansons, de fruits, de fleurs ?
Perce, perce, perce-neige
A la Chandeleur. »
              
                                                        Robert DESNOS

Marc-Antoine Charpentier - Les Fous divertissants: extraits

vendredi 8 février 2013

L'ail des ours



Du temps où on les laissait vivre près de nous, les ours au sortir de leur sommeil d’hiver, consommaient avec gourmandise, une plante aux fleurs blanches en ombelles de 20 à 50 cm de hauteur, qui colonise encore les sous-bois et le bord des ruisseaux. Si l’on froisse ses feuilles, elles exhalent une odeur d’ail, ce pourquoi on lui dit « ail des ours » ou encore ail sauvage.
L’ail des ours fait partie des plantes magiques bien connues des Celtes et des Germains. Pour protéger l’enfant à naître, toute femme enceinte se devait d’en porter un bulbe dans ses poches. Doté des mêmes propriétés que l’ail cultivé dans nos jardins, il a comme lui le pouvoir d’éloigner les vampires qui détestent son odeur. Les herbivores aux habitudes alimentaires pourtant bien différentes, ne l’aiment pas non plus.
On voit sortir ses premières feuilles en février-mars; mais tu attenndras que s’épanouissent ses premières fleurs, c’est-à-dire en avril glaneuse, pour commencer ta récolte. Pourvu d’une haute teneur en vitamine C, l’ail des ours est dépuratif et antiseptique.
Ses feuilles fraîches font d’excellentes soupes et utilisées en condiment rehaussent agréablement sauces et salades.
Mais tu souhaites, glaneuse, garnir un peu plus ton armoire à potions magiques. L’ail des ours va t'offrir autant ses bulbes que ses feuilles.
ELIXIR :
Tu prends glaneuse dans ta réserve une jolie bouteille que tu rempliras jusqu’au goulot (sans trop tasser), de feuilles et d’oignons coupés en petits morceaux ; tu les recouvriras d’une bonne eau de vie. Tu boucheras hermétiquement et tu laisseras au soleil ou à la chaleur pendant deux quartiers de lune.
Il sera temps alors, pour développer ta mémoire et éloigner l’artériosclérose, d’en prendre quatre gouttes , quatre fois par jour dans un peu d’eau..
Si tes bronches sont encombrées, si ta respiration est difficile, tu peux aussi essayer de ce vin :
Il faut faire bouillir une poignée de feuilles coupées en lanières, dans ¼ de litre de vin blanc que tu sucreras avec du miel.
Tu boiras ensuite cette infusion, lentement et à petites gorgées.
On recommande de ne pas confondre les feuilles de l’alium avec celles du muguet  qui sont toxiques. Mais tu sais bien glaneuse, que le muguet se montre bien plus tard et que ses feuilles sont plus coriaces. Et dis-moi glaneuse, s’il te viendrait à l’idée  de prendre l’alium pour parfum ? Aussi j’en suis certaine, tu ne prendras jamais le muguet pour un condiment.