vendredi 31 mai 2013

Les géraniums ...

On voit à Malte des géraniums larges et hauts comme des arbres... de petits arbres, disons pour n'exagérer pas, des arbustes. Ils poussent, dans les pays du soleil, en pleine terre et comme on ne les dérange jamais, ils peuvent s'épanouir à leur aise.
Nous autres gens du Nord (qui ont dans le coeur, etc...), devons les rentrer avant les premières gelées et les sortir quand sont passés Lune Rousse, Saints de Glace et autres calamités et c'est pourquoi nous les gardons en pot. Ce préambule pour t'avertir, Belle Jardinière, que le temps est venu de les placer en résidence estivale, je veux dire au jardin. 
Certains méprisent le géranium, trop populaire à leurs yeux distingués; ils sont bien sots. Quand la riche floraison de juin est passée, que dahlias et chrysanthèmes sont encore en boutons, c'est lui et aussi la rose qui donne des couleurs à nos massifs. Car il en existe autant de nuances, du blanc jusqu'au grenat foncé en passant par tous les roses, les oranges, les violets, que de ports : retombants, érigés, à gros pompons ou à délicat nuage de pétales; d'autres à fleurs modestes, mais aux feuillages étonnants; d'autres encore aux parfums enchanteurs de vanille, de citron, de menthe...
Mais je parle là, et tu as raison de me reprendre Belle Jardinière, du pélargonium et non pas du géranium vivace qui lui, supporte bien l'hiver , reste en pleine terre et est aussi facile à vivre que son empoté cousin. Ce géranium mérite aussi un article et nous ne l'oublierons pas.
Cependant tu me dis, jardinière, que chaque hiver tu vois périr tes potées; des potées pourtant faciles à conserver et à multiplier d'une année sur l'autre d'autant plus qu'il existe plusieurs façons de faire.
On peut rentrer les pots entiers dans un endroit abrité du gel et de la lumière et les laisser au repos; une goutte d'eau de temps à autre les maintiendra en vie.Il suffira d'éliminer les parties sèches avant de les ressortir.
Certains préfèrent les déterrer et les suspendre tête en bas, emballés dans du papier journal, dans un endroit sec et sombre.
Mais si tu as la chance, heureuse jardinière, d'avoir une serre, une véranda ou une large baie vitrée, tes géraniums vivront leur vie d'hiver en fleurissant ton intérieur. Une fois tes pots rentrés, tu les tailleras assez court et tu placeras les tiges coupées dans un vase en renouvelant l'eau régulièrement.  Tandis que tes potées repousseront plus drues, tu verras sur les parties récupérées , apparaître des radicelles; elles seront bonnes à mettre en pot au prochain printemps. Ce procédé non seulement multiplie le nombre des potées, permet d'en offrir, mais aussi (car parfois on est pris de court), mais aussi conserve une variété qu'on a laissée geler par mégarde.

mercredi 29 mai 2013

La verveine...

On a toujours considéré la verveine comme une plante sacrée qui favorise l'inspiration poétique. Jupiter à table, reposait sur un lit de verveine; les druides n'auraient jamais prononcé un oracle sans tenir à la main une branche de verveine; aucun sorcier, aucun magicien n'aurait pu concevoir un élixir, un philtre magique sans faire entrer dans sa composition peu ou prou de cette verveine qu'on nommait l'herbe à tous maux.
Nous autres, modernes sorcières, savons qu'une infusion de verveine est bienvenue, après trop de gourmandise.

mardi 28 mai 2013

Une serre à pas cher...

Résoudre deux problèmes en une seule solution.
Le premier : que faire des bouteilles en plastique qui prennent tant de place dans la poubelle jaune?
Le second: comment mener à bien des semis quand on ne dispose pas d'une serre?
Fendez en deux une bouteille en plastique; dans une moitié, disposez du terreau allégé de sable dans lequel vous allez semer vos graines. Humectez et recouvrez avec l'autre moitié de la bouteille.
Vous avez là une serre qui n'aura rien coûté  et de peu d'encombrement.

jeudi 23 mai 2013

Pour nos chéris poilus...

Nos chiens et nos chats aimés, font la fortune du vétérinaire et notre ruine, puisqu'ils s'arrangent toujours pour être patraques un dimanche, en pleine nuit, si possible les deux ou pendant un long week-end. Ce qu'il leur faut principalement c'est que la consultation compte double.
Faites des économies et contournez le problème par un moyen bien simple: le cerfeuil! 
Une cuiller à café de  feuilles séchées mélangées à la "bonne sousoupe" favorise la digestion et évite bien des petits désagréments... 
Enfin... pour le chien, il est si goinfre qu'il ne s'aperçoit même pas de la modification; pour
le chat... c'est moins évident... S'il n'aime pas le cerfeuil, renoncez!

mercredi 22 mai 2013

LE FRÊNE –


Dans les mythologies scandinaves, le frêne Yggdrasil est l’arbre de vie qui soutient le monde. Ses racines plongent dans les royaumes souterrains ; à son pied se trouve le puits d’Urd où se tient le tribunal des Dieux. Sa ramure touche au ciel et protège le monde entier. Il détient le pouvoir de faire tomber la pluie et de contenir les eaux déchaînées.
Les Celtes lui vouaient les natifs du 25 mai au 30 juin et du 22 novembre au 1° décembre. L’influence du frêne donne à ceux qui sont nés dans ces périodes un courage sans faille. Intransigeants et durs envers eux-mêmes comme envers les autres, ils sont prêts à tous les sacrifices pour assurer la réussite de leurs projets. Peu influençables, ils ont tendance à n’avoir foi qu’en leur opinion et à faire fi des conseils.
Un caractère semblable au bois clair, dur et résistant dont les Celtes faisaient des javelots, des lances et des flèches.
L’écorce du frêne, bien avant la découverte du quinquina était connue pour ses vertus fébrifuges et astringentes.


Here Comes the Sun - GEORGE HARRISON

mardi 21 mai 2013


Tout le monde aime les papillons !
Voyez comme nous sommes joyeux quand la journée est grise, de voir soudain comme sorti du cœur d’une rose s’envoler quatre ailes lumineuses : « Papillon blanc, signe de beau temps ! ».
Il est gai, il annonce le retour du soleil et ne craignons pas le cliché , c’est une fleur qui vole.
Et cette fleur qui vole, pour l’attirer, il faut beaucoup de fleurs en terre. Des petites plus que des grosses moins gorgées de nectar.
Le Buddleia , bien entendu : l’arbre aux papillons , mais aussi le chèvrefeuille, la lavande…
Pourtant, ce qu’ils aiment surtout, c’est ce que vous vous échinez à éradiquer : l’ortie, la ronce, la vesce ou le bleuet.
Alors, si vous aimez les papillons, ne les repoussez pas ; ne soyez pas des maniaques du massif impeccable. Un jardin un peu ensauvagé a ses attraits et nombre de « mauvaises herbes » ne manquent ni de charme ni de qualités. Il suffit de les discipliner un peu.
Et surtout, surtout, quand vous désherbez, faites-le à la main. Pas de produits chimiques et encore moins d’insecticides ; ils empoisonneraient à coup sur ces jolis papillons qui sont vos invités. 

lundi 20 mai 2013

Vive les grimpantes


Il y a toujours dans la plus coquet, le plus raffiné des jardins, un coin moche qu’on ne peut supprimer : un muret de béton, une palissade… en général ce truc infâme appartient au voisin qui vous fait profiter de son goût douteux grâce à la mitoyenneté.
Heureusement, il y a les grimpantes ! Vivaces ou annuelles, on a l’embarras du choix.
Citerons- nous le lierre, le chèvrefeuille, l’ampélopsis, la glycine et tous les autres. Et puis les capucines aussi, les pois de senteur, les volubilis… que ceux qui ne sont pas cités ne s’offusquent pas  et continuent de fleurir, ils sont dans nos cœurs.
On peut aussi planter des arbustes de haie – en évitant les thuyas- aubépine, korète, symphorine, viornes ; en s’y prenant bien, on a toute l’année un rideau fleuri. On peut d’ailleurs, mélanger lianes et arbustes de façon à ne jamais manquer de feuilles.
Avec très peu de peine, le coin déshérité deviendra tout à fait agréable à regarder.

dimanche 19 mai 2013

L'agapanthe


Elles ne sont pas pour nous… et pourtant elles sont comme nous, elles aiment le soleil, la chaleur, voire la sécheresse…
Alors , dans notre Thymerais si humide, à la terre argileuse, elles ne survivraient pas… Mais elles sont si bleues qu’on ne peut s’empêcher d’en rêver… Mais qui donc, questionnez-vous, Belles Jardinières ?
Les agapanthes !  les méridionales agapanthes, si faciles, si rustiques ; les agapanthes qui garnissent le pied des murets du sud.
Alors, Belles Jardinières, si vous voulez tenter d’apprivoiser une agapanthe en pays gris, logez- là dans un pot et faites-lui passer l’hiver en véranda, car elle ne peut vivre sans lumière. Une hospitalité qui ne vous coûtera guère de soins. Un peu d’eau quand la terre est sèche, de l’engrais une fois par mois et vous verrez aux prochains beaux jours, les fleurs en boule d’un bleu profond, sortir d’une chevelure de feuilles bien drues.



Les Saint-Bonnet sur l'Almanach, la Licorne dans les Contes.

samedi 18 mai 2013

Le Vin de Mai

Maurice Barrès, écrivain lorrain à peu près illisible aujourd'hui , si l'on excepte "Un Jardin sur l'Oronte" une vraie merveille... Maurice Barrès, sur la Colline Inspirée, cueillait l'aspérule odorante et confectionnait ce "vin pour dames" qu'en lorraine on nomme Vin de Mai... parce que l'aspérule fleurit en mai, c'est à dire maintenant.
Or donc, si votre colline ne vous inspire aucune oeuvre littéraire, restez dans votre jardin où fleurit l'aspérule et prélevez 60gr de fleurs, que vous ferez macérer dans un litre de vin blanc. Ajoutez 75gr de sucre, bouchez  et mettez en cave, ou du moins dans un endroit sombre et frais. Au bout de trois à quatre semaines, surprise! votre vin de dames sera tout pétillant!