lundi 30 novembre 2015

Feuilles mortes

Êtes-vous encore à filer
Quand c'est demain la Saint-André?

Voyons, jardinière! Laisse là ta quenouille et prends ta pelle pour ramasser les feuilles mortes. Elles sont utiles au compost et les meilleures sont celles du chêne, du platane, du noisetier, de l'orme et du marronnier.
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Enfouis -les afin qu'elles se décomposent bien au chaud.

jeudi 26 novembre 2015

Passé Saint-Clément , ne sème plus le froment

La récolte des pommes et des poires est pratiquement terminée, mais ce n'est pas tout de ramasser, il fait conserver. Bien évidemment, pas question d'utiliser les moyens discutables de la grande distribution qui assurent des fruits pratiquement toute l'année et tant pis pour le goût et la qualité.
Nous autres jardiniers raisonnables seront assez satisfaits de les garder quelque mois.
Tout d'abord, bien choisir les fruits  et ne garder que ceux qui n'ont aucune trace de blessure ou de maladie; d'ailleurs, il vaudrait mieux les cueillir avant  qu'ils ne tombent. Ensuite, le mieux est de les garder au frais sur des clayettes, sans qu'ils se touchent; une cave aérée est idéale.
Que faire des autres? Des compotes, qui se gardent très bien au congélateur.
Ne pas hésiter non plus à faire régulièrement le tour des clayettes pour ôter pommes et poires qui s'abiment.
Et puis, j'allais oub
lier... les tartes se congèlent aussi très bien...

mercredi 25 novembre 2015

Soignons nos fidèles serviteurs

"Amitié des grands
Serments de femme
Soleil d'hiver ne durent guère"


Voici que viennent les jours gris , sans soleil, sans jardin... Au lieu de grogner, jardinière prépare le printemps et soigne tes outils.
Gratte la terre collée à ta bêche; délivre-là de la rouille; nettoie-là bien à l'huile de vidange ou au pétrole et ne néglige pas la pierre à affûter passée sur son tranchant.


mardi 24 novembre 2015

Colcherelle

La Dame des colchiques
le bout du nez te pique.

La douce Colcherelle est la "chandeleuse" des bois. C'est elle qui allume les feux de l'automne et laisse son  lumignon au dernier jour de la saison. Elle est très vieille bien que son visage soit aussi lisse que peau de pomme, que son oeil ait l'éclat de la noisette, que son chignon soit aussi vif qu'un panache d'écureuil. Elle est si vieille qu'elle a connu l' Age d'Or, le Beau Règne des Fées, quand les bêtes encore parlaient. Elle en a tant de nostalgie qu'avant de couvrir la nature de son manteau de frimas et de jonchées rêveuses, elle l'embrase de ses plus flamboyants reflets...
Durant la flambée à la fois joyeuse et mélancolique de l'automne, elle fait de tout jardin, de tout enclos, de tout verger un jardin d'Avallon. Qui croque dans sa pomme connaît le chemin des Harmonieux Séjours.
Puis, lentement, à regret, de ses châles de brume et de bruine elle en efface les contours, ne laissant derrière elle qu'une poignée de champignons et le feu follet de sa lanterne.

Pierres DUBOIS - Elficologue
Illustration Claudine  SABATIER

lundi 23 novembre 2015

On rentre!


Tel avent, 
Tel printemps.


Les vacances sont finies pour les potées qui ont passé l'été au jardin. Ne les arrosez pas trop; souvent des feuilles qui jaunissent n'indiquent pas la sécheresse mais bien plutôt un trop plein d'eau qui stagne au fond des cache-pots.
Si les cyclamens - qu'il vaut mieux conserver à une température n'excédant pas 16°- veulent de l'eau au pied, sous peine de pourrissement, les azalées et autres pommiers d'amour ont besoin de pulvérisations sur le feuillage.

vendredi 13 novembre 2015

Bananes sans os...

Tous ceux et celles qui ont entendu parler de Ray Ventura (et ses collégiens) savent que les bananes c'est bon "parce qu'y a pas d'os dedans".
Vous allez donc, prendre un plat ovale... l'ovalité convient aux bananes; vous le caresserez d'un petit morceau de beurre... et de ce beurre vous n'utiliserez pas tout et vous garderez ce qui reste dans un sopalin "pour plus tard" et là, faites bien attention: la duplicité dont fait preuve ce qu'on garde pour plus tard n'a d'égale que sa fourberie... voyez plutôt: vous êtes en cuisine et avant de vous occuper du dessert, vous avez épluché force gousses d'ail et de nombreuses échalotes. Votre nez pique et vos yeux coulent; vous cherchez un kleenex et c'est là que se manifeste le "pour plus tard" en glissant dans votre main le morceau de beurre emballé à la place du mouchoir dont vous avez besoin.
Essuyez-vous le nez et reprenons!
Votre plat ovale est beurré; réduisez en miettes quelques tranches de pain azyme qui ne méritent pas mieux... il faut avoir bien de la religion pour manger ça, et si vous avez eu l'imprudence d'en acheter, voici le moyen de venir à bout de cet encombrant carton... Si vous n'en avez pas, prenez des biscottes qui sont également une erreur d'achat. Vous les enfermez dans un torchon et vous les cognez vigoureusement sur le plan de travail; c'est vengeur et efficace!
Vous garnissez du résultat votre plat ovale et vous saupoudrez de cassonade. Vous posez vos bananes épluchées, vous les parsemez d'amandes effilées, cassonade et vous versez dessus un petit verre de rhum auquel vous aurez ajouté un peu d'orange et de cannelle.
Au four jusqu'à belle couleur de caramel et... surtout ne vous jetez pas dessus, même si ça sent bon... attendez que ça tiédisse un peu, sinon... ça brûle!

Canard d'automne...

C'est la chasse et si les chasseurs qui, par ailleurs bousillent nos promenades automnales ont une excuse, c'est celle de nous procurer des canards. Bien entendu les dits canards ont encore toutes leurs plumes et il faut trouver une bonne volonté pour les apprêter... ça existe. On demande à la Bonne Volonté de ne pas les plumer mais de les déshabiller. C'est à dire qu'on les ouvre et on enlève la peau avec les plumes; c'est moins fastidieux et aussi moins gras, puisque la graisse du canard est logée sous la peau.
Nous avons donc un ou plusieurs canards "déshabillés" qu'on va faire dorer dans une cocotte caressée d'huile; on y
ajoutera des échalotes, de l'ail, du thym, des lardons et quelques champignons que vous aurez pu glaner pendant la sieste des chasseurs. Vous laissez rissoler et une vingtaine de minutes avant de servir, vous entourez votre canard de châtaignes et de morceaux de courge butternut.
Passez à table et bon appétit!

jeudi 12 novembre 2015

Les géraniums

Les gelées ne vont pas tarder ; il est plus que temps si ce n’est déjà fait de rentrer les géraniums.
Les rentrer et aussi les tailler. Ils prendront ainsi moins de place et s’endormiront tranquillement pour l’hiver ; il leur suffit alors d’un peu d’eau de temps en temps et vous les verrez au printemps repartir, généreux et touffus.
Outre ses qualités décoratives et odorantes, le géranium a bien des vertus. Savez-vous que sa feuille est cicatrisante ? En cas d’écorchure ou de coupure superficielle, lavez des feuilles de géranium à l’eau bouillie, pilez-les et appliquez le cataplasme sur la plaie qui cicatrise avec une rapidité étonnante.
Si vous avez du géranium rosat  , vous pouvez faire avec les fleurs une liqueur excellente et digestive.
Il vous faut 100 gr de pétales de fleurs auxquelles vous ajoutez 25 gr de feuilles légèrement froissées pour exprimer leur parfum.

Faites fondre 750 gr de sucre dans un demi litre d’eau ; écumez au premier bouillon et retirez du feu. Jetez les fleurs et les feuilles dans ce sirop, couvrez hermétiquement le récipient que vous tiendrez au chaud sans bouillir pendant 4 heures. Passez au tamis et ajoutez un litre d’eau de vie. Mélangez bien, filtrez et sortez vos plus jolis flacons.

Illusration Paul Cézanne ; texte Bibi

lundi 9 novembre 2015

La Légende du Chrysanthème


S’il pleut au jour des Saintes Reliques
Et vente à décorner les biques
Souvent le grand Saint-Martin
Pour trois jours sèche le chemin.


Il y avait au Japon, un jardinier amoureux.
Sa belle était coquette, elle avait de nombreux soupirants et il redoutait de la perdre.  Souvent dans le jardin, tout en soignant ses fleurs, il interrogeait le ciel :
 « Combien de temps ma bien-aimée me sera-t-elle fidèle ? pourrai-je la garder toujours ? »
Bien sur, le ciel ne lui répondait pas et quand il voyait sa fiancée si belle souriant à tous ceux qui la courtisaient son pauvre coeur était malade. Comment lui, modeste homme de la terre pouvait-il espérer garder pour lui seul cette fleur ravissante dont la vue charmait les princes.
La jeune fille entourée de ses admirateurs ne semblait pourtant voir que lui ; pour lui ses yeux étaient plus doux, son sourire plus tendre, pour lui elle chantait ses plus belles chansons.
« Oui, mais pour combien de temps se demandait le jardinier ? Elle est si belle, je suis si pauvre, si modeste. Un jour c’est certain, un de ces princes va me la prendre. »
 Pour l’instant la belle lui gardait sa préférence.
« Combien de temps ? Combien de temps ? demandait-il aux fleurs. Combien de temps », demandait-il aux arbres ?
« Combien de temps, Rosée du matin ? Combien de temps, Ombres du soir ? »
Ni l’herbe ni les fleurs, ni les arbres, ni les escargots, ni les coccinelles, ni les vers de terre, ni les légumes, ni les hérissons,  jamais aucun des hôtes du jardin ne lui répondait.
Un jour qu’avec angoisse il interrogeait des marguerites, une larme tomba sur une des fleurs et un génie sortit d’une corolle, tout habillé de jaune avec un large col blanc.
« Pourquoi ces larmes gentil jardinier ? Qui d’entre nous t’a fait du chagrin ? »
« Personne, jamais personne dans ce jardin ne m’a fait de peine ; c’est vous au contraire qui me consolez ; »
« Pourquoi, gentil jardinier, as-tu besoin d’être consolé ? »
« C’est ma fiancée, Génie des Marguerites ; elle est si belle et moi je suis si pauvre ! Un pauvre petit rien du tout et je voudrais tant qu’elle m’aime toujours ! »
« Toujours, je ne sais pas, dit le génie en montrant une fleur.  Mais je te promets l’amour de ta fiancée pour autant d’années que cette corolle a de pétales. »

Le jardinier cueillit la fleur, compta les pétales, hocha la tête. Alors il prit à son revers une longue épingle et effilocha la corolle. Elle eut bientôt  tant de pétales qu’il devint  impossible de les compter. 

vendredi 6 novembre 2015

C'est le mois du céleri dont les Martes et Fausseroles faisaient grand cas pour préparer leurs boissons aphrodisiaques, dont elles consommaient un hanap avant d'aller au lit:

 "Si femme savait ce que le céleri fait à l'homme,
Elle irait en chercher de Paris jusqu'à Rome"

Pierre DUBOIS - Elficologue

mardi 3 novembre 2015

Météo de saison...




Si l'hiver va droit son chemin, 
Il commence à la Saint-Martin.
S'il retardait un seul instant,
Vous l'aurez à la Saint-Clément (23 novembre)
S'il trouve quelque encombrée,
Vous l'aurez à la Saint-André(30 novembre)
Mais s'il allait ce ne say, ne l'ay,
Vous l'aurez en avril ou en mai.


De toute façon, vous n'y couperez pas!
PP