mardi 30 décembre 2014

dimanche 21 décembre 2014

Wilhelm Kempff plays Beethoven's Moonlight Sonata mvt. 3

Le Hêtre ou la patience-



Voici un arbre très spécial!
Oui, le hêtre s'adresse exclusivement à ceux ou celles qui sont nés un 22 décembre.
Le hêtre prospère en terrain calcaire; il aime la pluie autant que le soleil et les Celtes lui ont attribué la patience.
Vous qui êtes nés à son ombre êtes persévérants et tournés vers l'avenir. Sûrs de vous et impétueux, vous avancez en négligeant les leçons de l'Histoire que vous n'aimez guère.
Votre grande patience, votre capacité d'analyse vous poussent aux grandes réalisations. Vous bâtissez, vous vous adaptez et vous savez que le Temps travaille pour vous.

Ce fayard qui du haut de ses 40 mètres vous contemple aurait pu voir passer Louis XIV, puisqu'il peut vivre 300 ans et plus.
En ce temps-là, les faînes, ses fruits comestibles n'étaient pas comme de nos jours laissés à la gourmandise des écureuils, des oiseaux, des sangliers et des cervidés. Ils étaient ramassés, consommés et transformés en huile ou en farine.
Le hêtre est un excellent bois de chauffage; d'ailleurs, c'est de son nom latin fagus, que vient le mot fagot. Mais il n'est pas pour autant négligé des menuisiers et des ébénistes.
On obtient aussi un désinfectant puissant et antiseptique par distillation de son bois.
Pourtant, amateurs de champignons, ne comptez guère sur le hêtre pour remplir votre panier. On ne trouve à son pied que la discutable russule et pire, la dangereuse amanite panthère !
Un hêtre pleureur vous accueillera à l’entrée du jardin de la Pépinière à Nancy et si vous passez par Verzy en Champagne, ne manquez pas de rendre visite aux hêtres tortueux, dits encore « Faux de Verzy » ; une étrange forêt qu’on ne rencontre nulle part ailleurs .




samedi 20 décembre 2014

Dicton

  


A la Saint-Thomas
Cuis ton pain, lave tes draps
Car dans trois jours Noël aura.

vendredi 19 décembre 2014

Pommes cuites

Vous prenez huit belles pommes; sans les éplucher ni les couper, vous évidez le centre et vous les faites cuire tout doucement. Elles doivent être cuites sans "partir en pépé" (comme disait ma tante Henriette).
Pendant ce temps, ne vous tournez pas les pouces: faites plutôt un sirop avec un bon litre d'eau, 250gr de sucre roux, des clous de girofle le jus et le zeste d'un agrume de votre choix. Vous le faites bien réduire, puis comme vos pommes sont cuites et que vous les avez posées délicatement sur un plat, vous les nappez de ce sirop.... 

Et voilà! vous n'avez plus qu'à servir et à activer les petites cuiller et... tiens à propos de cuiller les biscuits du même nom sont parfaits pour accompagner...

jeudi 18 décembre 2014

Les bonnes feuilles...

L'hiver sans fleurs peut sembler long...
Allons jardinière! Un peu d'idées...
Pour mettre de la couleur dans tes vases, si tu n'as plus de fleurs, pense aux branches, aux feuilles qui à l'automne prennent souvent des tons surprenants. Souvent panachés de vert, de blanc, de jaunes, en taches, en bandes, certaines montrent du rose et les voici "tricolores". Le  kiwi kolomikta: par exemple,  ne porte pas de fruits et compense par la beauté spectaculaire de son feuillage.
Les heuchères et certaines fougères arborent des teintes pourpres ou cuivrées. Il existe aussi des plantes à feuillage bleu tels les funkias.
Et sans aller chercher les raretés, sur les talus, les ronces prennent parfois des tons surprenants. Un rouge qui fait merveille assorti aux boules noires du lierre.

mercredi 17 décembre 2014

L'aubépine rouge

C'est le moment de la planter pour en faire une haie...
J'en ai déjà parlé sur ce blog; il suffit de la chercher dans les libellés. Histoire de ne pas radoter, je n'ajoute rien.... sauf ce conte:

On dit que l’aubépine est la petite sœur diabolique du pommier, mais savez vous pourquoi certaines ont des fleurs rouges ?

C’était il y a longtemps ; beaucoup de poules avaient encore des dents, et dans un village de ce temps là, un jeune homme cultivait un verger, le plus beau de la région qui donnait tous les ans des montagnes de pommes avec lesquelles il faisait un cidre excellent.
Il se nommait Emile et il était amoureux.
Amoureux de la belle Félicie qui avait tant de soupirants qu’elle ne savait lequel choisir. A vrai dire Félicie aimait surtout les dentelles de ses jupons et les broderies de son corsage ; elle aimait sa jolie tournure quand elle allait danser et les compliments et les fleurs.
Elle s’aimait tant elle-même, qu’elle choisit d’accorder sa main à celui qui l’aimerait le mieux ; ce fut une grande chance pour Emile qui lui offrit pour leurs fiançailles un collier d’or.
Le jour de la noce arriva ; ce fut une belle fête et le soir on dansa. Emile et Félicie faisaient plaisir à voir. Il y a toujours dans les noces un invité que personne ne connaît ; les amis de la mariée pensent qu’il fait partie de ceux du marié et réciproquement.
Aux noces d’Emile et Félicie, l’inconnu était un grand beau garçon, au poil noir et à l’œil d’ambre et qui dansait miraculeusement bien ; il tournait, sautait, faisait des entrechats, sous le regard ébloui de Félicie qui pour une fois trouvait à admirer mieux qu’elle-même. Emile qui était bon danseur voulut rivaliser avec l’étranger et se mit lui aussi à tourner, à bondir mais il n’avait pas, pauvre villageois, les souples bottes de cuir de son rival. Ses souliers du dimanche étaient lourds ; il glissa, et se cassa la cheville. On l’emporta chez l’ancien, qui lui mit une attelle et lui donna une potion qui le ferait dormir sans douleur. Autour de lui, on riait lui promettant sa nuit de noces pour plus tard et disaient les plaisants, elle n’en sera que meilleure.
Oui, mais le lendemain matin, le beau danseur avait disparu et l’on ne trouva nulle part Félicie.
Sans attendre que ses os se ressoudent, Emile attela son âne et partit à la recherche de la fugitive. A la ville voisine, dans d’autres plus éloignées, il n’y avait pas trace de sa promise.
Il boitait de plus en plus et l’ancien, pour le faire tenir tranquille lui dit :
-« A quoi sert de partir dans tous les sens ? Si elle revient elle ne te trouvera pas…
Emile resta chez lui . Il ne savait plus rien faire d’autre qu’attendre. Il ne soignait plus son verger et les pommiers finirent par ne plus donner de pommes, puis un a un ils moururent et tombèrent. A leur place poussaient des aubépines. Tous les ans, en mai, a la date des noces manquées, elles se couvraient de fleurs blanches, comme des mariées.
Et les années ont passé, quand il n’est plus resté debout qu’un seul pommier, Emile s’est pendu à la plus haute branche. On l’a enterré dans ce qui n’était presque plus un verger et les ronces et les épines ont continué de pousser, toujours couvertes de fleurs blanches au mois de mai.
Et c’est un soir de mai, quand la nuit tarde à venir, que des jeunes gens qui revenaient d’une assemblée, ont vu une bohémienne rôder près de la maison d’Emile qu’on n’appelait plus que « la maison du pendu ». Effrayés ils sont vite rentrés chez eux. Le lendemain, plusieurs épines avaient des fleurs rouges.
Quelques années plus tard, les villageois pour avoir un pré communal, décidèrent d’abattre ce qui restait de la « maison du pendu » et de raser le roncier. On retrouva sous l’épine rouge, le tronc du vieux pommier, la tombe d’Emile et les restes d’une femme. Le squelette portait au cou le collier d’or offert par Emile à Félicie pour leurs noces.


dimanche 14 décembre 2014

Décembre aux pieds blancs s'en vient; an de neige est an de bien...

Pas grand chose à faire par ce temps, sauf peut-être, en songeant au printemps,  retourner le compost, et le couvrir d'une bâche pour qu'il ne soit ps gâché par les grandes pluies.
Surveiller aussi les légumes rentrés en cave ou en silo: toute pourriture dont être éliminée.
Et puis, s'il ne gèle pas, repiquer choux et laitues sous châssis; ils seront plus trapus et robustes..

vendredi 12 décembre 2014

L'ardisia...

Il n'a pas encore vraiment gelé; pourtant, jardinière prudente, tu as rentré toutes les plantes fragiles et ce retour de vacances au jardin les contrarie, bien que tu leur ait offert une villégiature en véranda lumineuse et hors gel; elles font la gueule! Si, si..
Comme il pleut et que ton beau jardin est devenu bourbier impraticable, tu vas pouvoir dorloter les contrariées et leur rendre un beau sourire de plantes qui se traduit par un feuillage luisant, voir quelques fleurs pour certaines.
Le peu de chauffage, installé pour leur confort les a un peu desséchées et couvertes de poussière. Tu vas donc les laver avec de l'eau non calcaire. Penses pour cela à récupérer l'eau des bouilloires et des théières. La toilette donc, et aussi une brumisation régulière. Pour certaines, une couche de graviers humides sur la soucoupe du pot sera la bienvenue. Ces soins vont te permettre de diminuer la fréquence des arrosages, toujours trop nombreux en hiver.
Pour leur tenir compagnie, offres-leur la compagnie d'un ardisia, bel arbuste à baies rouges et feuillage luisant. Il est peu courant mais très décoratif et ne pose pas de problèmes particuliers. Au printemps, il passera de la maison au jardin après un rempotage dans un mélange de terreau de feuilles, de terre de jardin et de terre de bruyère. En attendant, ses baies rouges, de la taille d'un pois, garniront la maison.
Bien arrosé et posé à mi-ombre, il fleurira en début d'été.

mercredi 10 décembre 2014

Pas de soupe sans céleri!

Qu'il soit rave ou qu'il soit côte, on n'imagine pas un pot au feu, une potée ou une poule au pot sans lui. 
Regardez, admirez, le magistral feuillage du céleri branche! Tel le panache d'un fier chevalier , il domine les plates-bandes.. Un panache qu'il met longtemps à faire pousser aussi faut-il le planter à la fin de l'été. Le céleri est gélif aussi ne faut-il pas tarder!
On cueille les premières feuilles parues, celles du pourtour, puis les nouvelles au fur et à mesure.
Quand le pied cesse de produire, on coupe ce qui reste et on place le trognon en cave, entouré d'une bande de carton. On attend quelques semaines; les côtes perdent ainsi toute amertume et comme elles sont bien tendres, on peut les cuisiner en gratin comme les poirées.
Certes le céleri est gélif, mais si vous ne le récoltez pas à temps, il peut résister au froid, ce qui ne sert à rien puisque dans ce cas, il fleurit et meurt dès les premières chaleurs du printemps.