mardi 31 décembre 2013

Jardin d'hiver

Ces jours-ci, le jardin n'est guère praticable et les fleurs se reposent. Ne nous laissons pas abattre et égayons la maison.
Pour changer un peu du traditionnel poinsetia, adoptez ces lumineux épis en provenance d'Amérique du Sud: les aechmea ou les vriesea.
Si vous les protégez du soleil (et en ce moment ce n'est pas difficile), ils vont fleurir pendant plusieurs mois sans demander beaucoup d'entretien.
Il suffit, une fois par semaine de plonger le pot dans une eau tiède et non calcaire. Aussi pensez à récupérer tout ce qui a bouilli ou alors ajoutez un jus de citron. Evitez en arrosant, de laisser de l'eau dans l'entonnoir des feuilles, ce qui les fait pourrir.
Ne vous affolez pas si, après la floraison vous voyez dépérir le cornet principal. Des rejets auront surgi tout autour que vous allez pouvoir rempoter. Mais attention! dans leur milieu d'origine, ces plantes poussent sans terre sur les arbres. Donc, le meilleur des terreaux ne leur conviendra pas; offrez leur un substrat pour orchidées.
Il ne vous reste plus qu' à attendre deux années pour voir fleurir les nouvelles pousses.

lundi 30 décembre 2013

La soupe de racines-



Nous a-t-on assez seriné que jadis, durant les longs hivers, la famine était telle que les pauvres gens se nourrissaient de racines !
Que ferions-nous si nous en étions réduits à cette extrémité ?
Nous irions tout simplement au potager déterrer des carottes, des navets, du céleri, du panais, des topinambours, des rutabagas…
Aussi, pourquoi après cette succession de repas de fêtes et le retour du sinistre Embaragastrix, ne pas revenir à la diète rustique de nos aïeux ?
Nous allons donc prendre une grande casserole au fond de laquelle nous déposerons deux belles tranches de lard fumé. Vous les couvrirez de tout ou partie des « racines » citées plus haut. Vous leur ajouterez deux pommes de terre et une tasse de coulis de tomates plus quelques feuilles de chou et deux branches de céleri ; n’oubliez pas deux oignons et le bouquet garni. Mouillez à hauteur, couvrez et laissez mijoter une demi-heure. Le lard vous dispense de saler.

Au bout de la demi-heure, ajoutez deux grosses poignées de macaronis et laissez encore dix minutes. Puis, rectifiez l’assaisonnement et servez bien chaud.

dimanche 29 décembre 2013

Jardin d'hiver

Les jours sont courts Belle Jardinière, et le soleil rare. Pour autant ne boudes pas ton jardin. Fais-en le tour tranquillement et observe-le d'un oeil amoureux et néanmoins critique. Imagine le printemps futur...
Ensuite, taille! On ne taille jamais assez. 
Coupe d'abord ce qui dépasse, ce qui gêne le passage et les mouvements. Profite de l'absence des feuilles pour rectifier les silhouettes; supprime les rejets inutiles et les tiges sèches.
Butte et protège de paille ou de feuilles mortes les variétés fragiles.
Elimine les indésirables, les envahissants et griffe la terre au croc à trois dents pour l'aérer.
Les fleurs sont rares en hiver, mais si par chance tes Roses de Noël consentaient à fleurir avant Pâques, encourage-les à se montrer en coupant les feuilles anciennes pour les mettre en valeur. Et si par chance, tu as réussi à apprivoiser un camélia, prends ta loupe jardinière et ne laisse subsister aucun parasite; traque la plus imperceptible maladie et si une vague de froid est signalée, n'oublie pas le voile d'hivernage.

samedi 28 décembre 2013

La dernière rose

(J'avais oublié de l'envoyer , celui-là! Mieux vaut tard que pas du tout, n'est-ce pas?)

Il y a quelques semaines, j’avais mis sur ce blog, l’image de la « dernière rose de l’année » et, devançant les gelées prévisibles à cette époque,  rentré en toute hâte géraniums et plantes d’intérieur qui avaient passé leurs vacances au jardin.
Les gelées se font encore attendre, et voici  que vient d’éclore une nouvelle rose, cadeau inespéré d’un automne trop doux, qui vient après un été trop sec, laissant présager un hiver pas assez froid, suivi de gelées tardives , etc…, etc…
Ces surprises sont dues de toute évidence au dérèglement climatique tant redouté sans que nous fassions réellement les efforts nécessaires pour, sinon l’enrayer, tout au moins le ralentir.
Cette rose d’automne dont le poète a dit qu’elle était « plus qu’une autre exquise » -ce qui tendrait à prouver que de telles surprises se sont déjà produites au temps d’Agrippa d’Aubigné (1552- 1630), et que pour autant toute vie n’a pas cessé sur notre planète.- cette rose tardive donc, est le symbole de la crainte de ce qui vient et dont on ignore la forme.
Le défunt Jean-Paul II répétait : « N’ayez pas peur. » Pourtant les images du malheureux ours blanc dont les poils collés laissent deviner des os qui flottent dans un corps dont toute graisse a disparu sont bien propres à flaquer la frousse. Un frousse pourtant pas assez forte pour décider chacun à trier ses déchets ou fermer les robinets, car on sait bien que quelque part des ours blancs en nombre suffisant pour perpétuer l’espèce sont en sécurité, bien nourris dans un environnement qui leur convient.
Nos savants comme Noë, embarquent dans leurs Arches un animal de chaque espèce afin de repeupler la planète au cas où…et d’ailleurs…. Comment se fait-il que toutes les religions, toutes les civilisations font mention dans leurs légendes d’un déluge ???
Désormais, quand une catégorie de vivant est en péril, le monde entier est averti et le nécessaire est fait pour la sauver. Naguère, on ne voyait plus de bleuets dans les champs ; un « observatoire des bleuets » a été fondé et on les voit désormais refleurir chaque été. Il en sera de même pour les ours blancs, les hirondelles ou encore les abeilles. Nous ne sommes plus au temps où les conquérants de la planète bouffaient jusqu’au dernier les malheureux dodos trop patauds pour leur échapper ; il n’en reste plus qu’une carcasse qui se déplume lentement au musée de Port-Louis, à l’île Maurice. Et même lui… qui sait si un jour avec un peu d’ADN ?...
Car les scientifiques travaillent ; ils auront des solutions n’en doutons pas. Eloignons de nous avec la crainte, le Doute à la face blême, aux yeux chassieux, aux bajoues tremblotantes, à la lippe molle et baveuse. Le monde changera,  mais la vie continuera. Et pourquoi craindre le changement ? Serait-ce si terrible de voir des oliviers pousser au nord de la Loire ?
Il y aura, c’est certain, des populations qui devront surmonter de terribles cataclysmes et nous devrons, nous autres privilégiés apprendre à surmonter nos égoïsmes. A partager, à cohabiter, à aimer ceux qui sont autres.
Je citais tout à l’heure ces vidéos montrant l’ours blanc ; il en circule d’autres montrant des animaux pleins de tendresse envers des espèces différentes. Ils en sont capables me direz-vous, car ils vivent dans des parcs animaliers où ils sont bien nourris et en sécurité. Leurs besoins vitaux satisfaits. Certes !
Ces images pleines d’amour et de bons sentiments vont-elles changer les mentalités ou ne convaincront-elles que ceux qui sont déjà convaincus ? L’Homme dont tous les besoins élémentaires seraient satisfaits, l’Homme en sécurité deviendrait-il comme ces animaux capable d’empathie ? Seulement, voilà : à partir de quand l’Homme estime-t-il ses besoins élémentaires satisfaits ? Quand l’Homme se sent-il en sécurité ? Quel est le niveau de quiétude à partir duquel l’Homme se sent capable d’empathie ? (Féministes mes sœurs, entendez quand je dis homme, la race humaine mâles et femelles confondus ; chercher un autre terme ne changerait en rien notre sort. Il a été choisi en un temps où les hommes en majorité détenaient le savoir ce qui… mais ceci est un autre débat qui n’a rien à faire ici..)
Dans nos pays occidentaux où les plus pauvres sont riches en regard de la misère qui règne en d’autres points du globe, le partage sera-t-il spontané ou faudra-t-il légiférer ? ou pire : contraindre ?
Cet avenir dont nous ignorons encore la forme, c’est à nous de le façonner; nous en ferons selon nos comportements. l’enfer ou le paradis ou tout simplement une terre habitable pour tous. Comme… vous savez…, cette usine désaffectée, qui abandonnée peut devenir le repaire de bandes dangereuses, alors que confiée aux soins d’un bon architecte, elle sera  une cité radieuse.
J’ai sous les yeux une sorte de boite en bois qui vient des Philippines ; elle a la forme d’une courge et sert depuis des années à stocker des clés. Des clefs de toutes tailles, de toutes formes et de toutes époques. Certaines n’ouvriront plus jamais rien ; les portes, malles ou tiroirs qu’elles commandaient ont depuis longtemps disparu. Il y a aussi d’autres portes dont la clef est là, perdue au milieu des autres.
Il ne faut pas jeter ces clefs ; qui sait quel trésor elles peuvent aider à découvrir?  

mercredi 25 décembre 2013

Grosse tête

En Décembre fais du bois
... en endors-toi!




Guido RENI (1623)


Sur rv contes , le diacre Etienne en principe, vous protège des migraines. Si toutefois son intercession ne suffisait pas, essayez cette potion magique:
Vous allez préparer un infusion de feuilles de menthe (il y en a encore au jardin), que vous laisserez refroidir. Vous l'ajouterez à un grand verre de jus de tomates, quelques glaçons et des quartiers de citrons verts...
Certains diront qu'un vrai bon Bloody Mary fait le même effet?
Comparez si vous voulez:
Pour le bloody, il faut bien entendu du jus de tomate et du citron vert; mais au lieu d'infusion de menthe, vous verserez un verre (petit) de vodka.
Assaisonnez de trois traits de sel au céléri, un ou deux de Worcestershire sauce et quelques rasades de tabasco si vous aimez "que ça pique"...
Allez, joyeuses fêtes et ne profitez pas d'avoir la solution pour vous piquer la ruche!



dimanche 22 décembre 2013

A vous tous amis et amies

L'année se termine un peu bousculée, mais pas sans vous adresser ce souhait:

John Alonzo WILLIAMS (1869-1947) The Watchful Cat
Puisse chaque saison vous apporter ses cadeaux et qu'ils soient pour vous source de félicité.
Pomme

samedi 21 décembre 2013

jeudi 19 décembre 2013

Mousses et lichens....

"Soleil de Décembre 
Ne vaut guère plus qu'autre de genre."
Si le jardin n'est guère abordable ces temps-ci, profitons-en pour chouchouter les plantes de la maison.
L'épiphyllum, par exemple, si généreux et d'humeur accommodante, sera enchanté de fleurir votre fenêtre à Noël, si vous lui donnez beaucoup d'eau en été et si vous évitez de l'arrosez en hiver. 

dimanche 15 décembre 2013

La cendre de bois

Un des plaisirs de l'hiver, un plaisir qui pourrait faire désirer le froid, c'est la flambée! 
La senteur du bois, l'étincelle qui crépite, et la flamme qui danse en jupon orange à dessous violets... quelle merveille! 
Qui va finir en cendres... mais la cendre n'est pas triste; elle est même précieuse. elle allège la terre trop humide des massifs et au potager, n'hésitez pas à en saupoudrer les carrés de légumes qui y passent l'hiver, carottes, poireaux, choux. 
La vermine déteste la cendre et si la cendre ne la tue pas, au moins la vermine s'en va...

jeudi 12 décembre 2013

Le Figuier ou la délicatesse-


Vous brûlez et c'est bien normal quand on est fait de bois, vous brûlez dis-je, vous qui êtes né entre le 12 et le 21 Décembre ou entre le 14 et le 23 juin, de savoir sous quel arbre vous pouvez vous abriter?
Pour vous ce sera l'arbre aux fruits sucrés, l'arbre du plaisir et de la beauté, l'arbre nourricier, le Figuier.
Les Celtes l'ont importé de Grèce et d'Italie jusque dans nos contrées; ils lui ont attribué les vertus de beauté et de sagesse. Aussi vous qui êtes nés à son ombre, êtes-vous élégants, raffinés, délicats. Toujours prêts à rendre service, la vie à vos côtés est douce.
Ennemis des conflits, vous vous tenez autant que possible à l'écart du bruit et de la fureur de ce monde. Vous êtes hypersensibles et parfois quelque peu médium, ce qui hélas, vous rend aussi, vulnérable.
Soyez médecins, psychologues ou sociologues.
En Mésopotamie, sous le nom de Kiskanu, il était l’arbre de vie dans le feuillage duquel apparaissait une déesse nue.
En Inde, Ficus religiosa est l’arbre sacré au pied duquel le Bouddha parvint à l’illumination.
En Grèce, ses feuilles à cinq lobes, comme celles du platane, de la vigne et du lierre figurent la main de la Grande Déesse.
Tant et tant de légendes et de mythes sont associés au figuier ! Retenons une des plus connues : celle de Rémus et Romulus, les fondateurs de Rome. Souvenons-nous un instant de l’entrée en 6° et de nos premiers pas en latin avec le « De Viris… » : « Procas rex Alabanorum duos filios Numitorem et Amulium habuit. Numitori qui natu major erat… »  et s’ensuit une histoire de succession bien compliquée qui aboutit à l’abandon de deux descendants des furieux : Rémus et Romulus. Leur mère, Rhéa Silvia vestale de son état et donc censée rester vierge, avait fauté. Avec un dieu toutefois : Mars. N’empêche, ces deux malencontreux rejetons furent mis dans un panier et jetés dans le Tibre. « Ces choses- là sont rudes, a dit Victor Hugo, il faut pour les comprendre avoir fait des études ». Etudes ou pas , ne cherchons pas à comprendre et contentons-nous d’éprouver un réel soulagement en apprenant que le flot déposa les jumeaux au pied s’un figuier sauvage devant la grotte Lupercal où une louve prit soin d’eux. Si bien qu’ils grandirent assez pour que l’un des deux après quelques rudes mises au point de tradition dans cette famille, finisse pas fonder Rome. On nomma ce figuier Ruminal et il fut consacré au dieu Mars.







mardi 10 décembre 2013

La tache y est

Neige des Avents
A longues et mauvaises dents.



Ah! les taches! On dirait qu'elles vous guettent et qu'elles se jettent sur vous en ricanant... de préférence quand vous vous habillez de couleur claire.
Mais on peut en venir à bout me dit-on, sur les tissus de laine de coton et même sur la soie.!
Il faut faire cuire une livre de haricots blancs  dans 4l d'eau non salée. Passez, laissez refroidir.
Bon les haricots, vous en faites ce que vous voulez... de la soupe, de la purée, un cassoulet... c'est leur eau de cuisson qui nous intéresse.
La tache frottée avec cette "eau " s'efface et si elle insiste, on laisse tremper.
Rincez plusieurs fois à l'eau tiède, non calcaire..
Bien, je vais de ce pas me tacher pour vois si ça marche!

Choux de Bruxelles...


Nos convives mâles, tous âges confondus ont tendance à considérer que la dénomination "légume" englobe autant les spaghettis et coquillettes que le riz  et les pommes de terre et qu'il n'est nul besoin de surcharger leurs estomacs de carottes, haricots verts, navets ou autres poireaux. Liste non exhaustive bien entendu...
Parmi les mal aimés , il est bien entendu les épinards et aussi les choux de Bruxelles.
Les épinards, pimentés d'oseille, densifiés d'une pomme de terre et adoucis de crème fraîche et ainsi rendus méconnaissables sous forme de velouté passent assez bien la rampe.
Quant aux choux de Bruxelles, j'ai pu les faire adopter de cette façon:
Vous allez garnir le fond d'une sauteuse, (que les bobos voyageurs nous ont rapporté d'Asie sous le nom de Wok), de lardons et d'un oignon émincé en rondelles. Quand les lardons vont commencer à suer et les oignons à blondir, vous ajouterez les petits choux et quelques pommes de terre en quartiers.
Faites cuire à feu doux et dès que le fond "attache", déglacez au vin blanc.
Comptez une petite demi-heure de cuisson et servez avec une grillade.