samedi 31 mars 2012

Y'a un truc

Le printemps se réveille, le jardin se réveille et avec eux s'étire et ouvre son oeil glauque, le "rheumatiss".
Ouille que la terre est basse et que les doigts sont gourds et les poignets souffreteux.
Le jardin en est cause (un petit peu) mais c'est lui aussi qui porte le remède: plantez et mangez le céléri-rave. Il faut le faire bien cuire et boire son eau de cuisson pendant les repas.
Devant tant de résolution, le "rheumatiss" épouvanté, ne résiste pas.

dimanche 25 mars 2012

Mauvaise herbe???


"Pour autant qu'ils aient éprouvé de la joie à leur belle prestance et que, en conséquence, ils les aient tenus pour divins, ils auraient du raisonnablement savoir combien plus éminent doit être Celui qui règne en Souverain sur eux tous: car Celui qui est le Maître de la Beauté a crée toutes ces choses."

SALOMON

vendredi 23 mars 2012

La joubarbe des toits




Petit artichaut grassouillet, elle perd ses feuilles après avoir fleuri et survit grâce à ses rejets. Très résistante, elle peut se passer d'eau et de terre pendant un certain temps.
La joubarbe, à qui on dit aussi Barbe de Jupiter, était traditionnellement plantée sur les toits qu'elle était censée protéger des colères foudroyantes du Maître de l'Olympe.
Quand elle descend des toits, elle aime à vivre en terrain sec et ensoleillé. En montagne, elle colonise en tapis épais les pentes rocheuses jusqu'à 3000 m.
Autrefois cultivée, on peut la voir encore nous observer par-dessus les vieux murs. N'hésitez pas à l'adopter vous la rendrez heureuse dans le coin rocaille de votre jardin.

Soyez prudents avant de l'offrir, elle signifie: je sais me contenter de peu.
Cette modeste nommée aussi l'artichaut des toits, rend pourtant de nombreux services: elle écarte la foudre et guérit les cors aux pieds. Vous pouvez en faire une pommade qui fait repousser les cheveux et comme le pourpier , elle se mange en salade.
Et comme lui, elle s'acommode de tous les terrains, même secs et rocailleux.
Vous la multiplierez en divisant les rosettes que vous repiquerez dans de jolies poteries .

PP

mercredi 21 mars 2012

Amourette de violettes de la Fée Capuceline

Infuser pendant avril et mai cent vingt grammes de pétales de violettes odorantes dedans un bocal ayant contenance de trois litres d'élixir d'amarante perlée, parfumés de vingt grammes de semence de parisette cueillie en lune montante, une once de poussière de vendoise et une tigelle d'Hybline des sources.
Filtrer au premier jour de juin à travers un blanc voile de Willies et mélanger dans un sirop obtenu avec huitcent grammes de sucre pour un demi-flacon d'eau de fontaine enfaytée.
Une fois la liqueur bien mêlée, on la conservera en bouteille soigneusement bouchée de cire vierge.
En faire boire au bien-aimé en récitant:

"Violette, violette, par ta liqueur
Noue le lacs de nos coeurs"

Pierre DUBOIS - Elficologue

samedi 17 mars 2012

vendredi 16 mars 2012

Vinaigre de capucines

Jamais pluie de printemps 
N'a passé pour mauvais temps

Mettez dans un bocal des graines fraîches de capucines, sur lesquelles vous allez verser un litre de vinaigre blanc chaud. Ajoutez une branche d'estragon et quelques graines de moutarde blanche. Fermez, laissez macérer 3 ou 4 semaines. Secouez de temps en temps. Les graines de capucines confites s'utilisent comme les cornichons avec viandes froides ou salades.

 

samedi 10 mars 2012

Jardins de plumes

… Il se rendrait à une maisonnette lui appartenant près de Godalming, et dans le jardin de laquelle il avait bâti une espèce d’atelier en plein air, à mi-chemin entre la pièce d’habitation et le simple abri, avec le côté exposé au nord entièrement ouvert et flanqué de ce treillis vert qui n’était plus qu’une immense constellation d’étoiles violettes (il s’agit d’une clématite)…
… Son jardin était assez petit, mais clos par de vieux murs de brique, et il avait traité l’espace dont il disposait avec assez d’originalité. Son carré d’herbe ( on ne pouvait guère parler de pelouse) n’avait jamais été bien vaste, mais maintenant l’atelier extérieur, de vingt-cinq pieds sur trente, en occupait la majeure partie. D’un côté, il avait un solide mur de bois, et au sud et à l’est deux parois de treillis que les plantes grimpantes commençaient d’habiller et que doublaient à l’intérieur des tentures de Syrie et d’Orient. L’été, il passait là la plus grande partie de la journée, à peindre, à paresser et à vivre au grand air. Le sol, qui autrefois était fait de gazon, lequel avait complètement séché sous le toit, était recouvert de tapis persans, et il y avait une table à écrire, une table à manger, une bibliothèque pleine de vieux amis et une demi-douzaine de fauteuils en rotin. Un coin était abandonné aux affaires de jardin : il s’y trouvait une tondeuse, un tuyau d’arrosage, des cisailles et une bêche. Car comme beaucoup de gens impressionnables, Dick avait découvert que dans le jardinage - cette opération ininterrompue mêlant organisation et calcul en vue de satisfaire aux propensions des plantes et de les faire riches en couleurs et élevées de taille-, il y avait un merveilleux havre de calme pour le cerveau ballotté sur les mers de l’émotion. Les plantes aussi étaient réceptives, et tellement sensibles à la gentillesse ; penser à elles n’était jamais du temps perdu, et revenir après un mois d’absence passé à Londres, c’était être assuré d’une surprise et d’un plaisir nouveau dans chaque pied carré de plate-bande. Là même, avec quelle générosité vraiment royale la clématite violette s’apprêtait à lui revaloir les soins prodigués : chaque fleur tiendrait à montrer de façon tangible sa gratitude en posant comme modèle pour l’arrière-plan de son tableau.
La soirée était très chaude, non pas du fait de quelque signe avant-coureur de l’orage, mais de la claire, de la bonne chaleur de l’été, si bien qu’il dîna seul sous son abri, avec en guise de lampe les rougeoiements du soleil couchant, qui s’évanouirent lentement dans un ciel de velours bleu. Pourtant, il s’attarda longtemps sur son café, tout en regardant vers le nord, à travers le jardin, dans la direction de la rangée d’arbres qui l’abritait de la maison voisine. C’étaient des acacias, les plus gracieux et les plus féminins des végétaux, maintenant revêtus de leur plumage d’été, mais encore tendres et frais de feuilles. Au-dessus d’eux et plus près des parterres du jardin bien-aimé, courait un terre-plein de gazon peu élevé ; des touffes de pois de senteur exhalaient un parfum inimitable ; quand aux massifs de rosiers, ils étaient roses avec Baronne de Rothschild, et La France, cuivrés avec Beauté Inconstante et le rose Richardson. Enfin, plus près encore, à portée de la main, c’était le treillis vert tout moussant de violet… Et bien que… la vie ne se fut guère montrée propice, … il se dit qu’il faudrait vraiment n’être pas doué pour la vie pour avoir la passion des plantes et la passion de l’art sans pourtant réussir à s’organiser une existence pleine de satisfactions.

Edward Frederic BENSON - Le chat

dimanche 4 mars 2012

Les macarons

Ces petites crottes rondes et diversement colorées - souvent délicieuses, il fait l'avouer - qu'on nous propose sous le nom de macarons, n'ont que peu à voir avec le vrai, l'authentique "Macaron des soeurs Macaron" de Nancy.
L'origine du macaron est ancienne, dans les couvents principalement les carmels, les soeurs ne mangeaient pas de viande. Ste Thérèse d'Avila, fondatrice de l'ordre, soucieuse de la santé de ses carmélites et bonne diététicienne savait que les fruits secs compensent l'absence de protéines animales. Elle inventa un moulin à réduire les amandes en poudre afin de mieux les intégrer à l'ordinaire des couvents.
C'est pourtant à deux Bénédictines qu'on doit la renommée du macaron. Chassées de leur couvent par les révolutionnaires en 1793, elles trouvèrent refuge dans une famille de Nancy. Pour se rendre utiles, elles aidèrent aux cuisines et bien entendu, fabriquèrent des macarons. Ce qui leur valut le sobriquet de "Soeurs Macaron".
C'est sous ce nom que par la suite, comme il faut bien vivre, elles en firent un commerce bientôt florissant. Plus tard, elles transmirent leur recette aux époux Muller, pâtissiers, qui s'établirent rue de la Hache à Nancy, à l'enseigne des "Soeurs Macaron", qui n'a jamais déménagé.
En 1952, la ville de Nancy reconnaissante, changea le nom de  la rue de la Hache en rue des Soeurs Macaron.
Mais l'histoire n'est pas tout et je gage que ce qui vous intéresse, c'est bien la recette de ces fameux macarons... Alors voilà:

Il vous faut, outre un saladier et une cuiller en bois:
150gr d'amandes douces en poudre,
200gr de cassonade,
3 blancs d'oeuf...

Vous mélangez bien les ingrédients et dans une casserole, vous faites un sirop avec 70gr de cassonade et un peu d'eau. Juste avant qu'il ne devienne caramel, vous le mélangez à votre préparation.
Puis, sur un papier sulfurisé, vous déposez de petites boules en quinconce, que vous enfournez à four doux.

Et surtout! n'oubliez pas la chanson:

Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez-moi des macarons
Des mirabelles pour les demoiselles
Des coups de bâton pour les garçons...

Ellébore

Quand la "Rose de Noël " fleurit en Carême....