mercredi 31 mars 2010

On m'a décrit ta journée ainsi...


D'abord, t'as eu un peu de misère à sortir du lit 



T'as éprouvé une crampe 


> >

Tu t'es lavé la tête, mais rien à faire, t'avais la couette rebelle 


Ton nouveau régime a pas l'air de marcher



Pendant tes exercices du matin tu t'es étiré un muscle






Ton nouveau chapeau t'allais mieux au magasin




T'arrêtes pas de perdre tes choses



T'es sorti(e) pour dîner et il a commencé à pleuvoir



Ensuite, le repas s'est avéré difficile à avaler




On dirait que tu te sens un peu coincé(e)


Tu  as eu de la visite pour souper

En plus, tu commences à avoir une grippe et tu
as mal au coeur comme ça se peut pas




Finalement, alors que t'es tout(e) seul(e) le soir à la maison, t'as entendu un drôle de bruit




Peut-être que demain ça ira mieux!!



Merci Sarah ...                                               




 



 

P
In order to preserve the environment, please do not print this message 

vendredi 26 mars 2010

Je me demande si la terre a quelque chose à dire. Je me demande si le sol écoute ce qui se dit. Je me demande si la terre est venue à la vie et ce qu'il y a dessous. J'entends pourtant ce que dit la terre. La terre dit:"C'est le Grand Esprit qui m'a placée ici. Le Grand Esprit me demande de prendre soin des Indiens, de bien les nourrir. Le Grand Esprit a chargé les racines de nourrir les Indiens. " L'eau dit la même chose:"Le Grand Esprit me dirige. Nourris bien les Indiens." L'herbe dit la même chose: "Nourris bien les Indiens." La terre, l'eau et l'herbe disent:"Le Grand Esprit nous a donné nos noms." La terre dit:"Le Grand Esprit m'a placée ici pour produire tout ce qui pousse sur moi, arbres et fruits." De même la terre dit:"C'est de moi que l'homme a été fait." Le Grand Esprit, en plaçant les hommes sur terre, a voulu qu'ils en prissent bien soin, et qu'ils ne se fissent point de tort l'un à l'autre...
Young Chief

mercredi 24 mars 2010

La vie des champs

" D'abord nourrissez vos brebis d'herbages dans leurs chaudes étables jusqu'à ce que le printemps ramène les feuilles nouvelles. Etendez sur le sol une couche épaisse de paille et de fougère, de peur que le froid ne saisisse leurs corps délicats, et ne leur communique la gale et la goutte....
Dès qu'elles auront mis bas, reportez tous vos soins sur leurs petits. On commence par les arquer d'un fer rouge pour distinguer leur race et leur emploi, selon qu'on les choisit pour la reproduction... ou qu'on les destine à sillonner la terre, et à briser es glèbes qui hérissent la plaine. Le reste du troupeau ira paître dans les vertes prairies."

VIRGILE - Géorgiques

jeudi 18 mars 2010

L’HUILE DE PAQUERETTE

Neige en Mars
Vaut blé en sac.


« Hélas ! Mon joli temps se passe, mon téton commence à mollir ! », se lamentait Christine de Pisan.
Pour ralentir la chute, elle aurait pu utiliser cette huile tonifiante et parfumée, facile à faire à la maison.
Il vous faut : 30gr de fleurs de pâquerette et 125ml d’huile de pépin de raisin.
Mettez vos fleurs dans un flacon, et remplissez-le avec l’huile ; laissez macérer 10 jours à la lumière naturelle en remuant de temps à autre.
Filtrez.
A appliquer sur les seins, le soir au coucher en massage tournant dans le sens des aiguilles d’une montre.



mercredi 17 mars 2010

EDITION SPECIALE!

Une nouvelle aussi importante que bien d'autres:

Le COUCOU a chanté!

Même s'il reste un peu de givre sur l'herbe ce matin, ce chant d'hier était l'annonce des dernières gelées. Et comme d'habitude, je n'avais pas un rond dans ma poche gauche; je serai donc aussi fauchée cette année que les précédentes.
Plus de gelées, chante le coucou, mais quand même, attendez la Lune Rousse, les Saints de Glace et Mes Instructions  pour sortir géraniums et autres gélives.
En attendant, comme chante le poète:
"Au cul la vieille, c'est le printemps,
Remonte tes gailles, c'est le moment..."

P.




mardi 9 mars 2010

LA BERGERIE

Comme la vigne tendre
Bourgeonnant vient étendre
En menus entrelacs
Ses petits bras
Et, de façon gentille,
Mollette s'entortille
A l'entour des ormeaux,
A petits noeuds glissante
Sur le ventre rampante
Des prochains arbrisseaux,


Et comme le lierre
En couleuvrant se serre
De maint et maint retour
Tout à l'entour
Du tige et du branchage
De quelque bois sauvage,
Epandant son raisin
Dessus la chevelure
De la verte ramure
Du chêne son voisin,




Ainsi puissè-je étreindre
Ton beau col et me joindre
Contre l'ivoire blanc
De ton beau flanc,
Attendant l'escarmouche
De ta langue farouche
Et la douce liqueur
Que ta lèvre mignonne,
Libérale, me donne
Pour enivrer mon coeur.





Sus donc, que je t'embrasse
Avant, qu'on entrelace
Tout autour de mon col
Le marbre mol
De tes longs bras, maîtresse
Puis me baise et me presse
Et me rebaise encore
D'un baiser qui me tire
L'âme quand je soupire
Dessus tes lèvres d'or.




De moi, si je t'approuche,
J'enterai sur ta bouche
Un baiser éternel,
Continuel:
Puis en cent mille sortes
De bras et de mains fortes
Sur ton col me li'rai
D'un noeud qui longtemps dure
Et par qui je te jure
Qu'en baisant je mourrai.




Si j'ai cet heur, ma vie,
Ni la mort ni l'envie
Ni le somme plus doux
Ni le courroux
Ni les rudes menaces,
Non pas même les Grâces,
Les vins ni les appas
Des tables ensucrées,
De tes lèvres pourprées
Ne m'arracheraient pas.




Mais sur la bouche tienne
Et toi dessus la mienne.
Languissants, nous mourrions
Et passerions,
Deux âmes amoureuses,
Les rives tortueuses
Par dessus la noire eau
Courant dedans la salle
De ce royaume pâle,
En un même bateau.





Là, par les vertes prées
De couleur diaprées
En ce royaume noir,
Nous irions voir
Les terres parfumées,
Qui, sans être entamées
Sous le coutre tranchant,
De fécondes mamelles
Les moissons éternelles
Sont toujours épanchant.



Là, toujours y soupire
Un gracieux zéphyre,
Qui d'un vent doucelet,
Mignardelet, 
Se joue et se brandille,
Se branche et se pandille
D'ailerons peinturés,
Sous la forêt myrtine
Et la verte crépine
Des beaux lauriers sacrés.





Là, les lis et les roses
De leurs robes décloses
Font renaître en tout temps
Un beau printemps,
L'oeillet et l'amaranthe,
Le narcisse et l'acanthe,
Cent mille et mille fleurs
Y naissent , dont l'haleine,
L'air, les bois et la plaine
Enbâme de senteurs.




Là, sur la rive herbeuse,
Une troupe amoureuse
Rechante le discours
De ses amours:
Une autre, sous l'ombrage
De quelque antre sauvage,
Lamente ses beaux ans,
Mais las! en ce lieu sombre,
Ce n'est plus rien qu'une ombre
Des images vivants.




Je sais bien qu'à l'entrée
Une troupe sacrée
Clinera devant nous
Et, devant tous,
Nous fera cette grâce
De choisir notre place
Dessus de verts gazons,
Tapissés de verveine,
De thym, de marjolaine
Et d'herbeuses toisons.




Je sais qu'il n'y a dame,
Non celle dont la flamme
Vint la flamme tenter
De Jupiter,
Qui s'offensât, cruelle, 
De nous voir devant elle
Nous mettre au plus haut lieu,
Ni celle qui la guerre
Alluma dans sa terre,
Fille de ce grand dieu.




Remy BELLEAU


vendredi 5 mars 2010

LE FIGUIER

S’il gèle aux 40 Martyrs,
Il gèlera encore 40 nuits.

 Entre les rosettes des pissenlits (pendant qu’elles sont encore tendres, mangez les feuilles en salade ; pour les racines, vous verrez plus tard),  anémones, pervenches,  primevères, violettes, pensées, giroflée et  pâquerettes montrent leurs petits museaux tendrement colorés.
On peut aussi voir de la nielle : en ramasser des pieds le premier dimanche de carême porte bonheur et chasse le diable.

Si vous êtes en climat serein ou si vous disposez dans votre jardin d’un coin bien abrité,  plantez cet arbre consacré au dieu Mars : il préserve de la foudre.
Si vous avez déjà subi le feu du ciel, creusez à l’endroit de l’impact,  un trou entouré d’une margelle et plantez-y le figuier. La foudre ne reviendra jamais.

Le 1° mars, en souvenir d’anciennes dévotions à Cérès, vous allumerez des feux et ferez courir vos enfants dans les champs, outre la tranquillité que vous procurera cette coutume, qui les occupe, les réchauffe, les fatigue et leur assure une nuit calme, elle vous garantira des terres productives. Du même coup vos jardins seront débarrassés du bois mort provenant des tailles de l’hiver et dont vous ne saviez que faire.
Entre le 4 et le 7, évitez de faire des semis.
Le 10 du mois, pour avoir de beaux fruits, ne pas hésiter à cracher sur les arbres. Si ce n’est pas efficace, c’est au moins simple et peu coûteux.

Le 19 mars, à la saint Joseph, il est temps de semer les choux cabus.  Un petit Jésus pourra en sortir.
Taupes et mulots sont les ennemis du jardinier. Si vous avez le cœur trop tendre pour les exterminer, gens de l’Yonne, de l’Aube et de la Marne, essayez cette conjuration :
« Sortez, sortez d’ici mulots, ou je vais vous brûler les crocs ! » 
Normands, prononcez plutôt : « Taupes et mulots sors de men clos ou j’te casse les os »







jeudi 4 mars 2010

MA CHANDELLE EST MORTE

Mars sec et beau,
Emplit le tonneau.


Pas tout à fait… mais bougies et bougeoirs qui, le mois dernier ont éclairé la Chandeleur, font triste figure. Ils ont pris la poussière, les bougies colorées sont ternes et les blanches ont jauni ; le bougeoir est couvert de larmes de cire. Elles ont coulé sur les nappes, sur le parquet et sur les tapis. Le soleil qui revient éclaire le désastre.
Allez, courage, au boulot !
Un chiffon imbibé d’eau savonneuse suffira pour raviver les couleurs de vos bougies ; pour les blanches il faudra de l’alcool à brûler.
Pour les bougeoirs, deux écoles : la première incite à les laisser une heure au congélateur ; la cire durcira et sera facile (et même plaisante) à retirer à la main. Ou bien au contraire, versez sur la cire de l’eau bouillante qui la fera fondre.
Vos bougies sont prêtes à resservir et n’oubliez pas que leur lumière sera plus éclatante si vous coupez régulièrement la mèche ; vous pouvez aussi avant de les allumer, les enduire de savon à peine humide. Elles couleront moins et ne fumeront pas si vous les faites tremper une nuit dans de l’eau froide salée. Comme sur la queue des oiseaux pour les attraper, posez quelques grains de gros sel à la base de la mèche ; elle se consumera moins vite. (Et ça, ça marche !)
Au tour du parquet maintenant. Quand la cire est froide, retirez-là délicatement à l’aide d’un couteau (à bout rond de préférence) ; frottez ensuite avec un chiffon doux, puis cirez à l’encaustique pour effacer les dernières traces.
On passe à la nappe : enlevez le plus possible de cire au couteau à bout rond. Posez un mouchoir en papier blanc sur l’endroit comme sur l’envers et repassez au fer très chaud, sec. Recommencez autant de fois que nécessaire en changeant les mouchoirs. Otez les dernières traces à l’alcool à 90° ; rincez et lavez.
Pour le tapis : grattez, posez un papier kraft et repassez au fer chaud, sec. Terminez en nettoyant à l’eau savonneuse.



SPRING (VIVALDI FOUR SEASONS)

mercredi 3 mars 2010

LES VIOLETTES

Saint-Adrien amène la glace
Ou fait que l’hiver trépasse.

Les premières violettes montrent le bout de leur nez : timides, modestes, pas impériales du tout !Avant que le cinéma ne s’en empare, l’opérette « Violettes Impériales » a fait triompher sue la scène de Mogador le couple ineffable et mélodieux : Marcel Merkes et Paulette Merval. La musique était de Vincent Scotto.
En 1952, Francis Lopez prend la relève et nous offre par la voix de Luis Mariano, l’inoubliable : « L’amour est un bouquet de violettes »
Car oui,  la violette est  fleur d’amour : celui  de Don Juan pour Violetta, mais aussi celui d’Hadès pour Proserpine.
La fille de la déesse des moissons en cueillait un bouquet. La violette est courte de tige et Proserpine dut se baisser. La croupe juvénile tendue vers le ciel émut Hadès qui passait par là ; l’émut au point qu’il enleva la belle et l’entraîna  dans les profondeurs de ses sombres domaines pour lui faire subir le destin que de prudes aïeules ont décrit comme « pire que la mort ». On peut imaginer que l’outrage fut supportable puisque la victime ne tenta pas d’échapper à son ravisseur qui en fit sa légitime épouse.
Des trois frères qui se sont partagé l’Univers, le terrifiant Prince des Enfers n’était cependant pas le moins accommodant puisqu’il accepta pour apaiser sa belle-mère de laisser son épouse passer au soleil la moitié de l’année.
Néanmoins, ces violettes qu’aimait tant Proserpine sont devenues depuis cette aventure un des symboles du deuil. En couture naguère, leur couleur, le violet était avec le gris le ton du « demi-deuil » que l’on revêtait dès qu’il était décent de quitter le noir, ce qu’on nommait : « porter le deuil ».
De nos jours on ne « porte » plus le deuil ; on va chez son psy qui aide à « faire le deuil ». De toutes façons, ça dure un an.
La violette n’est pas qu’odorante, émouvant et décorative. Elle entre dans la composition de la « Tisane des quatre-fleurs », qui au fil du temps (tout augmente !) est passée à sept composantes. Elle est souveraine en cas de bronchites, laryngites et toux rebelles.
Il vous faut 15gr de chacune de ces plantes : molène (bouillon-blanc), coquelicot, guimauve, mauve, pied-de-chat, tussilage et  violette. Dans de l’eau bouillante, vous laissez infuser pendant 10mn , ½ cc du mélange par tasse. Prenez 4 à 5 tasses par 24 heure pendant les 1° jours, puis diminuez progressivement.
La violette est légèrement laxative ; sa racine, prise en décoction, est vomitive et purgative.

P.





lundi 1 mars 2010

Mon amie la rose, Francoise Hardy

"Parlons maintenant des instruments nécessaires au robuste laboureur, et sans lesquels il ne peut ni semer, ni faire lever le grain. C'est d'abord le soc et le bois recourbé de la lourde charrue, les chariots massifs de la déesse d'Eleusis, les herses; les traîneaux et les pesants râteaux; puis les simples corbeilles d'osier [...], les claies d'arbousier et le van mystique, consacré à Bacchus. Tels sont les instruments que cous aurez soin de vous procurer longtemps d'avance, si vous aspirez d'exceller dans cet art divin."
VIRGILE - Géorgiques